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> édition du 28 mai 2003
Les phénomènes météorologiques extrêmes
sont-ils en augmentation ?
Au sommaire...
Quelques réponses d’après l’étude du siècle passé
La vulnérabilité humaine au climat et aux catastrophes naturelles
Les prévisions pour le siècle à venir
En savoir plus
Réelle augmentation de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, ou perception exacerbée par une couverture médiatique sans cesse croissante ?
Quelques réponses d’après l’étude du siècle passé
L’état de l’art reflété dans le dernier rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur les Changements climatiques) daté de 2001 apporte quelques réponses :
- Augmentation " vraisemblable " des pluies intenses aux moyennes et hautes latitudes de l’hémisphère nord. Elle se chiffre typiquement de 2 à 4% par décennie sur le XXème siècle, sur des valeurs de jours à très fortes précipitations soit 1 à - 2 jours par an,
- faible augmentation des vagues de chaleur,
- peu de tendances sur la sécheresse,
- diminution des vagues de froid.
Tendance anuelle des précipitations en France sur le siècle passé
Nombre de tempêtes en France de 1950 à 1999
Intensité des cyclones dans l'Atlantique nord depuis 1950
La vulnérabilité humaine au climat et aux catastrophes naturelles
Il est sans doute vrai par contre que notre vulnérabilité aux phénomènes extrêmes a augmenté de façon significative sur le XX ème siècle, en raison de divers facteurs : accroissement de la population, concentration dans les zones urbaines, remembrement, augmentation des surfaces imperméables, disparition de zones humides, aménagements péri-urbains, constructions en zones inondables, etc.….
Si le nombre de désastres recensés, d’origine naturelle incluant les tremblements de terre, mais à majorité d’origine climatique, et les montants des indemnisations par les assurances sont en augmentation régulière depuis le début du XXème siècle, le nombre de victimes est clairement à la baisse.
Recensement des dégäts naturels
Nombre de victimes attribuables aux désastres d'origine naturelle
Les prévisions pour le siècle à venir
Réchauffement planétaire
Les chiffres publiés par le GIEC font état d’un réchauffement global moyen compris entre 1,4 et 5,8°C d’ici 2100. Ce chiffre peut paraître d’une imprécision inacceptable. Il faut savoir qu’il recouvre à la fois l’incertitude sur les modèles (typiquement + ou – 1°C pour un scénario donné) et celle liée aux 35 scénarios socio-économiques considérés, dont l’incertitude est large. La fourchette de température citée plus haut correspond donc à une enveloppe englobant toutes les incertitudes.
Incertitude sur les modèles
Accroissement de la variabilité
De façon concomitante, on s’attend à une variabilité accrue du climat, notamment à un fort impact sur le cycle de l’eau lorsque le changement climatique sera encore plus marqué : pluies diminuées là où elles sont déjà faibles et en été, pluies augmentées là où elles sont déjà abondantes et en hiver.
Impact sur les phénomènes extrêmes
L’impact du changement climatique sur les cyclones, les tornades, les tempêtes ou la mousson asiatique est encore incertain ; celui sur l’amplitude des évènements des épisodes de type El Niño n’est pas mis en évidence pour les 100 prochaines années.
Synthèse graphique des scénarios planétaires plausibles
Conséquences sur les glaciers et sur l’océan
La couverture neigeuse et l’extension des glaces de mer et des glaciers devraient continuer à globalement diminuer. La calotte glaciaire antarctique devrait augmenter en raison de précipitations accrues, contrairement au Groenland où le ruissellement devrait dépasser les précipitations.
L'apport massif d’eau douce dans l’Atlantique nord qui en résulterait serait susceptible d’affecter la circulation océanique profonde (circulation thermohaline), et dans des conditions extrêmes d’arrêter le Gulf Stream et le transport de chaleur associé dont bénéficie l’Europe de l’ouest. Une telle hypothèse n’est pas considérée comme plausible d’ici 2100.
Quant à l’élévation du niveau des océans résultant pour l’essentiel de l’expansion thermique de l’eau, et dans une moindre mesure de la fonte des glaciers et calottes polaires, elle se situe dans la fourchette 9 à 88 cm. Ce niveau a augmenté entre 10 et 20 cm au XXème siècle.
Un chiffre médian ne serait pas sans conséquence sur les écosystèmes côtiers et les activités humaines dans ces zones.
Synthèse des faits constatés et des prévisions de modèles pour divers paramètres et phénomènes
Notre dossier : " La France se réchauffe" (2001)
GIEC/IPCC
Programme CLIVAR
Programme ECA 2000
(évolution de divers paramètres ou indices climatiques sur le 20ème siècle en Europe)
Centre for Research on the Epidemiology of Disasters
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