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> Accueil > Dossier > Archives > édition du 01 juillet 2002


 De la variété avant tout 



En Bretagne, " les quatre saisons se succèdent en une jounée " : cette image montre la rapidité avec laquelle le soleil peut remplacer le crachin d'un début de matinée. Moins connues sont les différences qui existent entre le littoral y compris les îles, et l'intérieur, ainsi que les contrastes marqués entre les côtes nord et sud.
Enfin, l'été breton présente une grande variabilité d'une année à l'autre : s'il ne garantit pas le farniente sur les plages, en revanche, il se prête à toutes les activités sportives, en particulier nautiques.

Un air vivifiant

La frange littorale, appelée Armor, se tient à l'abri de la canicule. La température atteint rarement 25°C sur les côtes de la Manche. Ce seuil, dépassé moins de 10 fois par mois sur la façade atlantique (voir carte de chaleur) est franchi plus fréquemment dans l'intérieur, l'Argoat, et au fur et à mesure que l'on se déplace vers le sud (voir la carte des températures maximales). La région de Rennes, par exemple, connaît autant de jours de chaleur que Biarritz. Ce qui traduit de fortes différences de températures : il n'est pas rare d'observer des écarts de 10 degrés en moins de 50 kilomètres. Atteindre 30 degrés sur les côtes reste pourtant possible : en 1990, ce seuil a été franchi 10 fois à Lorient (plus qu'en 1976).

 Temprérature maximales

Le bord de mer favorisé par le soleil

A l'inverse, c'est sur les côtes que le soleil se montre le plus généreux. En effet, le bord de mer bénéficie de brises côtières qui s'établissent lorsque la température devient plus élevée à l'intérieur des terres que sur la mer. Les nuages sont alors chassés vers le continent, ce qui assure une luminosité permanente sur le littoral et dans les îles. Ce phénomène s'accentue autour du Golfe du Morbihan, véritable " Côte d'Azur " bretonne (plus de 250 heures par mois). Mais il existe des étés qui " brillent " par leur grisaille estivale, comme en 2000 où le centre de la Bretagne a dû se contenter d'à peine 300 heures de soleil en 3 mois !

 Phénomène de brise côtières
 Luminosité permanente

Des pluies estivales nécessaires

Qu'en est-il de la pluie, à cette saison propice aux orages ? Les étés restent généralement à l'abri de la sécheresse, avec 6 à 9 jours de pluie par mois. Néanmoins, on observe rarement de gros orages : moins de 5 sur 3 mois excepté à l'est du Morbihan et sur l'Ille-et-Vilaine où l'influence de la continentalité joue davantage (8 à 10 jours d'orage par été). Les zones les plus arrosées demeurent celles où le relief est le plus prononcé : les Monts d'Arrée et les Montagnes Noires, hauteurs du Finistère, reçoivent en moyenne plus de 160 mm d'eau. Le reste de la région recueille entre 100 et 150 mm, soit 15 à 20% de la pluviométrie annuelle. Ces précipitations constituent un apport important du cumul annuel. C'est dire le caractère exceptionnel de la sécheresse de l'été 1976, où seulement 11 mm de pluie à Bréhat ont été relevés pendant ces 3 mois.
Des excès, heureusement très rares, surviennent parfois ponctuellement sous les orages : 130 mm en 1 heure 30 à Monterfil (Ille-et-Vilaine) le 29 juin 1992.

 Précipitations
été 1976

Du vent dans les voiles

Elément inséparable du climat breton, le vent se manifeste beaucoup moins en été, même si le littoral reste le plus exposé. A Belle-Ile, par exemple, on décompte entre juin et août 16 jours en moyenne où il souffle à plus de 60 km/h. Ce vent, fréquent, mais surtout régulier, fait le bonheur des plaisanciers : à Brest, les vents dépassant 60 km/h sont trois fois moins fréquents qu'à Marseille où sévit le Mistral.
Il arrive qu'il se déchaîne, comme le 6 juillet 1969 ou le 18 juillet 2001 où les rafales avaient atteint plus de 130 km/h sur les côtes, mais les tempêtes restent exceptionnelles en été.
Difficile d'évoquer le vent en Bretagne, sans rappeler que l'été est la saison où se ressentent le plus les brises côtières, parfois jusqu'à Rennes. Les températures peuvent alors chuter de près de 10 degrés en moins d'1 heure.
Sur le littoral, les surfeurs apprécient particulièrement ces brises à cause de leur effet de renforcement sur la houle.

Quelques chiffres




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