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> Accueil > Dossier > Archives > édition du 08 mars 2002


 Giboulées de mars, mode d'emploi 

Les giboulées dites " de mars " sont liées au passage de l'hiver au printemps. Le vent accompagne souvent ces brèves mais brusques averses tout comme les grêlons, les flocons de neige, les granules de glace ou la neige fondante.

Plus chaud qu'en hiver, mais pas trop

A la fin de l'hiver, la persistance d'un air froid en altitude ( flux de Nord-Ouest en particulier), associé au réchauffement progressif des basses couches de l'atmosphère permet d'atteindre quelquefois un contraste thermique suffisant pour provoquer la convection.
Ce phénomène survient généralement entre février et avril.
Les giboulées résultent de trois phénomènes :
1 - la présence d'air froid en altitude
2 - le chauffage des basses couches
3 - un sol encore froid (jusqu'à 5/6°C), afin de pouvoir y observer des précipitations " solides ".

L'instabilité convective se renforce et se généralise quelques semaines plus tard, gräce au réchauffement progressif des basses couches. Elle conduit alors à de véritables " systèmes orageux ", semblables à ceux de l'été.

Comment ça marche ?

Les averses, et a fortiori les giboulées, se manifestent par une variation rapide et brutale de l'intensité des précipitations. Elles accompagnent des nuages de type cumulus en phase de maturité (dits " cumulus congestus " ), voire cumulonimbus. Ces nuages dits "convectifs" sont le siège de puissants courants ascendants générés par le fort contraste thermique existant sur la verticale. Dans ces courants, gouttelettes d'eau surfondue et particules de glace peuvent coexister et conduire à la formation de grésil ou de grêle.

 Cumulus congestus
 Cumulonimbus

La climatologie

La comparaison entre le nombre de jours avec grêle et le nombre de jours avec orages, montre que les mois de février, mars et avril enregistrent un nombre de jours avec grêle amplifié par rapport au nombre de jours avec orage.

 Les graphiques de Lille - Nîmes - Toulouse




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