C’est l’Ile de la façade atlantique la plus éloignée des terres (18 km). Cet éloignement et la difficulté d’y accéder ont en quelque sorte préservé ce bout de terre de l’invasion touristique à grande échelle. Dépaysement assuré Le visiteur qui arrive par le bateau à Port Joinville se sent tout de suite dépaysé. Les vieilles pierres du chäteau, polies par les tempêtes témoignent d'un passé chargé d'histoire (les invasions normandes, la guerre de cent ans avec une occupation anglaise de 37 ans, le siège des espagnols au XVI ème siècle…). En sortant du port, les maisons aux volets bleus, blanchies à la chaux, coiffées de tuiles rouges et entourées de petit murets délimitant des ruelles étroites évoquent certaines îles du Péloponnèse. Le visiteur devra tout d’abord choisir son moyen de déplacement : à pied (une journée pour faire le tour), ou à vélo -sûrement le plus agréable- ou tout autre engin motorisé et partir enfin à la découverte de l'île. Une île à deux visages Côté ouest, face au grand large, l'île prend des airs bretons avec sa côte découpée, ses falaises rocheuses, ses landes, ses mégalithes, ses petits ports de pêche de la Meule et du Vieil, sa chapelle et son vieux chäteau. Les brises y sont fréquentes. Côté est, face au continent et à la Vendée, on retrouve l’aquitaine avec ses forêts de pins et de chênes verts, ses plages de sables blonds bordées de tamaris. On peut largement profiter de la baignade et des plages qui restent pratiquement toujours à l’abri du vent ; en effet les brises de secteur est sont très peu fréquentes en été et même si elles s’installent leur souffle reste toujours très faible. Une île vouée à la pêche Qui ne connaît les marins pêcheurs de l’Ile d’Yeu ? Au nombre de 286, ils ont un caractère bien trempé et un courage démesuré pour affronter en hiver l’océan déchaîné. Une soixantaine de bateaux, dont une vingtaine pratique la pêche en haute mer, approvisionnent les étals des poissonneries de crustacés, bars, dorades ou thons qui n’ont rien à envier à ceux de leurs voisins des îles bretonnes. Si la mer est bien présente, la production de la terre et l’élevage sont réduits. Seule la présence de quelques vestiges de moulins attestent le passé agricole de l’île. Et le climat… La proximité de Noirmoutier fait que le climat de cette île n’est pas vraiment différent. On retrouve un ensoleillement comparable l’été à celui du littoral vendéen et même de Carcassonne. Cette luminosité permet aux amateurs de pêche sous-marine de pratiquer la plongée dans des conditions idéales dans des eaux claires parsemées de récifs. Bien que la quantité de pluie moyenne arrosant l’île l’été soit légèrement supérieure à Noirmoutier, environ 80 millimètres en juillet et août, le nombre de jours de pluie reste similaire : 6 jours en juillet et 7 en août. Le caractère insulaire se vérifie avec les moyennes des températures estivales de l’après-midi : 22 degrés contre 23 degrés à Noirmoutier. Toutefois, il arrive que les températures atteignent 30 degrés, voire 35 degrés, très rarement, il est vrai.