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> Accueil > Dossier > Archives > édition du 17 avril 2003


 Le climat normand attirerait-il
les Parisiens au printemps ?
 



Parmi les saisons, le printemps et l’automne sont les plus généreuses en douceur et d’ensoleillement sur la côte normande. Les plages élégantes comme Deauville, Cabourg, Honfleur proposent presque tous les jours quelques rayons de soleil éventuellement interrompus par une courte pluie participant de la tonicité à ce climat.

Douceur des températures

Elles ne sont jamais excessives et restent douces gräce à la proximité de la mer. A Caen, les mois d’avril sont frais : 8.9°C, mais le thermomètre peut dépasser 26° comme en 1984. Le mois de mai est plus généreux puisque sa moyenne de température atteint 12°2 à Deauville avec un pic de 30.3° en record de température maximale le 25 mai 1953.
La brise, vent marin qui s’installe dès que la température sur terre dépasse largement celle de l’eau peut, soudain, rafraîchir sensiblement la température en bord de mer.
Lorsqu’on quitte le littoral pour aller dans l’intérieur des terres, le climat devient plus continental et les températures maximales dépassent plus facilement les 30 degrés.
La surface maritime est là pour tempérer les hivers mais aussi pour atténuer les étés trop chauds.
La température de la mer peut décourager les baigneurs les moins aguerris tandis que les plus téméraires en ressortent ragaillardis : voisine de 10 degrés en hivers, elle atteint 18 à 20 degrés à la faveur d’étés particulièrement ensoleillés.

 Fleurs de pommier
 Le Cotentin
 Le phare du Tréport

Pluviosité à recadrer

Contrairement aux idées reçues, la pluie n’est pas incessante en Normandie. Au cours d’une année il tombe moins d’eau à Caen avec 710 mm d’eau qu’à Montpellier, Montélimar et même Nice. Deauville, avec 874 mm d’eau en moyenne par an est moins arrosée que Bordeaux, Grenoble, Biarritz .
Les mois d’hiver sont les plus arrosés et la pluviosité est inégalement répartie en fonction du relief. Les régions de plaine sont plus sèches que les bocages où le relief plus marqué, jusqu’à 300 mètres sur les collines de Normandie, retarde le passage des perturbations océaniques.
Partout on constate que la pluie épargne les régions côtières qui sont doublement privilégiées puisque la durée d’insolation y est plus forte que dans l’intérieur du pays.
A Deauville (aéroport à 144m d’altitude) au printemps, il pleut en moyenne un jour sur 3. Mais les jours de pluies où la quantité d’eau recueillie est supérieure à 5 mm ne se présentent qu’un jour sur sept.

 Le climat du Calvados
 Port en Bessin

Présence du vent

Ne le cachons pas, il est quasiment présent en permanence. Un réflexe normand est de savoir se mettre à l’abri du vent. C’est sans doute la raison pour laquelle il y a tant de haies plantées pour couper les vents marins souvent chargés de pluie. Mais l’air, sans cesse brassé, dilue les pollutions industrielles et disperse les brouillards permettant au regard de porter au loin.
En bordure de mer, on compte jusqu’à 67 jours de vents forts tandis que seulement pendant 8 jours les vents sont inférieurs à 5 mètres par seconde sur le site de Caen.
Le vent, dans ses caprices peut aller jusqu’à la mauvaise humeur et se fächer en de mémorables tempêtes qui retiennent les marins au port.

 Bord de plage
 Chäteau Gaillard

Présence quasi-quotidienne du soleil en pointillé…

Il est présent 1777 heures par an à Caen, 1691 heures à Deauville. A titre de comparaison, il brille 1814 heures à Paris. Mais son jeu de cache-cache avec les nuages fait que s’il n’est pas toujours gagnant, il n’est que rarement complètement absent du ciel normand.
La durée d’insolation est plus forte sur la zone côtière que dans l’intérieur du pays pour la grande joie des amateurs de plage.

 Etretat

Et le réchauffement ?

Ici comme ailleurs, les températures annuelles de fin de siècle sont en hausse : 11°6 en température annuelle moyenne en 1997, 11°8 en 2000 et 12° 0 en 2002. Comparées aux dix années précédentes, ces températures parlent d’elles même : 10°1 en 1985, 10°3 en 1987, 11°2 en 1988.

 Dieppe




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