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> Accueil > Dossier > Archives > édition du 14 août 2002


 Nos fraiches banlieues 

En période de chaleur estivale, ferait-il meilleur en -dehors de nos centre-villes ? Sans aucun doute : la fraîcheur nocturne préfère s'installer en banlieue des mégapoles.

Des effets très locaux

La présence d'une ville implique de nombreux éléments perturbant les conditions atmosphériques :

- Les bätiments accroissent la rugosité de la surface terrestre. Ceci a pour conséquence l'intensification de la turbulence atmosphérique.
- Le type de revêtement du sol limite l'évaporation.
- Les polluants y sont plus nombreux, réduisant ainsi les rayonnements ultraviolets. C'est ce qui explique le teint päle des citadins...
- L'homme et les activités anthropiques produisent de l'énergie et réchauffent ainsi les basses couches de l'atmosphère.

La ville, un îlot de chaleur

Les bätiments stockent une grande quantité de chaleur la journée et la restituent la nuit. Bien plus important, l'effet de l'évaporation. Celle-ci étant grande consommatrice d'énergie, les campagnes, gräce à leurs espaces verts, restent plus fraîches. L'évapotranspiration est accrue en été (développement des feuilles des arbres) : dans les villes, une grande partie de l'énergie n'est pas dépensée par l'évapotranspiration, mais sert à élever la température de l'air.

On constate ainsi une différence importante entre campagnes et villes. Le soir, les immeubles sont très chauds et il est plus difficile de s'endormir à cause de la chaleur dans la ville. En sortant un peu de la zone urbaine, on peut connaître des minimum de températures plus faibles qu'en centre ville.

 Un exemple de différence nocturne entre Paris intra-muros et sa banlieue

Voir aussi

"Le climat et la ville", par Gisèle Escourrou - Nathan Université, 1991e climat mois par mois pour chaque département



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