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> édition du 25 avril 2002
Allergiques au pollen ?
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A vos souhaits !
Des capteurs pour prévoir le risque allergique
Les graminées arrivent en force et " le rhume des foins " aussi ! Cette affection, la plus connue des pollinoses, se déclenche souvent brutalement. Elle apparaît en période de floraison des graminées, de mai à fin juillet. La vigilance s'impose, en particulier les jours de chaleur et de vent car ils favorisent le risque allergique.
La qualité de l'air inspiré constitue un élément essentiel pour l'organisme. Le vent est un transporteur idéal d'éléments chimiques ou biologiques. Ces derniers peuvent engendrer des allergies sur près de 25% de la population française… la météo règle donc la vie des allergiques aux pollens !
A vos souhaits !
L'homme est sensible aux fluctuations météorologique sur 4 plans : les échanges thermiques, le rayonnement solaire, l'électricité atmosphérique et les échanges respiratoires.
Sur ce dernier point, les allergies dues aux pollens font rage au printemps et en été.
Plusieurs types de pollens coexistent
Les pollens constituent l'élément reproducteur (microscopique) produits par les organes mäles des plantes. On en trouve donc plusieurs familles.
Tous les pollens ne sont pas allergisants ! Si la plante "choisit" l'insecte comme transporteur de son pollen, celui-ci n'est pas allergisant. Par contre, les pollens transportés par le vent sont fortement allergisants. Ils sont émis en très grand nombre car la probabilité d'atteindre la fleur femelle est très faible : le rendement du transporteur n'est pas très bon…
Enfin, pour une personne donnée, un pollen est allergisant s'il lui est immunologiquement néfaste.
Cyprès, bouleau, chêne, frêne, platane, charme, olivier sont les principaux arbres émettant des pollens allergisants. Après un hiver plutôt doux, ces pollens sont précoces.
Côté herbacées (graminées, pariétaire, ambroisie...), les conditions météo des mois de mai à juillet conditionnent l'impact de ces pollens. Un régime de temps ensoleillé favorise l'émission de ces pollens alors qu'un temps à averses entraîne une distribution chaotique (géographique et temporelle) de ces pollens.
Des capteurs pour prévoir le risque allergique
Gräce à la recherche, on commence à comprendre quelles sont les interactions entre climat et santé. Ceci permet d'en tirer des règles pour établir une prévention. Ainsi, en sachant à l'avance quel type de temps est attendu pour les prochains jours, les médecins peuvent adapter les doses prescrites aux sujets sensibles.
Le risque allergique prend en compte :
· Les quantités et le type de pollens présents dans l'air
·· La situation géographique
·· La saison et la météo
En France, le Réseau National de la Surveillance Aérobiologique a mis en place des capteurs de particules situés sur le toit des immeubles des grandes villes. Ces capteurs permettent de compter les particules en suspension, renseignant ainsi le premier point ci-dessus.
Consulter le bulletin de la RNSA
Les statistiques portant sur 14 années de mesures ont permis d'établir des cartographies d'impacts. Quant à la météo, c'est le facteur qui conditionne le plus l'impact des pollens.
La pollution atmosphérique a également un impact important sur les pollens. Elle peut modifier leur structure biochimique et provoquer ainsi des réactions différentes auprès des individus.
Consultez ou téléchargez le dossier complet du trimestriel
" Atmosphériques ":
"la climatologie et la santé " au format pdf (1.3 Mo)
Consultez les prévisions pour les 3 jours à venir
Les pollens sur le site du Réseau National de Surveillance Aérobiologique
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