En Alsace, l'originalité du climat tient en partie à la géographie. L'effet "paravent" des Vosges accentue la continentalité de la région. Au printemps, cette particularité se retrouve dans les principaux éléments du climat. Températures contrastées entre plaine et montagnes Alors que la plaine rhénane connaît un réchauffement sensible, la température des sommets reste déterminée par les conditions plus froides de l'atmosphère libre. Une zone de maxima, dans l'agglomération strasbourgeoise et au niveau des collines sous-vosgiennes (entre Rouffach et Sélestat) profite de l'effet de fœhn à l'extrémité Est des Vosges, la faible couverture nuageuse entraînant un échauffement rapide des basses couches de l'atmosphère. Autour de Strasbourg, l'urbanisation est également l'une des causes de ces maxima. Le réchauffement en plaine est cependant moins prononcé dans la région vallonnée du Sundgau (sud-ouest de Mulhouse) moins abritée par les Hautes-Vosges et plus directement exposée aux flux en provenance de la Trouée de Belfort. Les régions élevées des Vosges demeurent en revanche relativement froides en raison de la persistance d'une couche de neige résiduelle au sol (mars, avril). En cette saison la température augmente régulièrement d'environ 3,5°C par mois en plaine à moins de 3°C par mois en montagne. Précipitations Le massif vosgien, orienté presque perpendiculairement aux flux dominants venant de l'ouest, crée des contrastes remarquables dans la répartition géographique des précipitations au printemps. En plaine, c'est le mois de mai le plus arrosé (suivi par les mois d'été) avec un risque de grêle accru. Seul, le piémont vosgien semble épargné : un axe de minimum pluviométrique forme une bande continue parallèle aux Vosges, depuis Rouffach jusqu'à Strasbourg. A l'inverse, les zones montagneuses bénéficient d'un temps plus sec qu'en hiver. Dans les Hautes-Vosges, des cumuls mensuels de précipitations supérieurs à 150 mm sont atteints sur la ligne de crête à proximité du Hohneck. voir photo Brouillards : fréquence en baisse Dès le début du printemps, une réduction très forte des fréquences de brouillard se manifeste en plaine, lorsque l'intensité du rayonnement solaire et l'élévation de la capacité hygrométrique de l'atmosphère avec la température, réduisent les possibilités de condensation dans les couches d'air proches du sol. Le brouillard devient rare à partir d'avril. Insolation Au printemps, les secteurs bénéficiant des insolations les plus élevées se situent à l'est des Vosges. Ces maxima sont dus à l'effet de fœhn, les vents d'ouest étant prédominants. Des zones déficitaires sont localisées dans les Vosges. Ces valeurs s'expliquent par l'effet d'obstacle des montagnes et par la convection due au relief qui entraîne une augmentation de la nébulosité. Les graphiques de Lille - Nîmes - Toulouse