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Qu'est-ce que la prévision saisonnière ?
La prévision saisonnière n’a rien à voir avec la prévision classique : il est scientifiquement impossible de prévoir le détail des situations météorologiques plus de 10 jours à l’avance. Ce sont les conditions moyennes (température et précipitations) sur les 3 mois à venir, à l'échelle d'une région comme l’Europe de l’Ouest, que la prévision saisonnière vise. On cherche par exemple à déterminer si l’hiver prochain sera probablement plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que les normales saisonnières. Pour la température moyenne comme pour les précipitations, la prévision exprime le choix du scénario le plus probable (privilégié) parmi trois scénarios prédéfinis: proche, en dessous ou au-dessus des normales saisonnières. La fiabilité de ces prévisions est bien meilleure outre-mer qu’en métropole, où elle est modeste, en particulier pour les précipitations.
En savoir plus : notre dossier « la prévision saisonnière »
Le trimestre à venir devrait être plus chaud que la normale en métropole. En revanche, on s’attend à des températures plus froides que les normales saisonnières en Guyane et aux Antilles. Dans le Pacifique, compte tenu de l’évènement La Niña en cours, les températures et les précipitations devraient être plus élevées que les normales saisonnières en Nouvelle-Calédonie.
Le phénomène marquant : La Niña
Les températures de surface de la mer sont inférieures aux normales saisonnières sur une grande partie de l’Océan Pacifique Tropical, alors qu’elles sont supérieures à la normale près du continent maritime et sur l’océan Indien: c’est la signature typique d’un phénomène « La Niña » mature qui influence profondément le climat à l’échelle du globe et qui devrait perdurer au moins jusqu’au début de l’été, en s’affaiblissant toutefois.
Sur le Pacifique tropical, « La Niña » entraîne généralement des conditions climatiques plus froides et plus sèches que la normale dans sa partie Est et Centrale, et au contraire plus chaudes et plus humides sur l’ouest du bassin et sur le nord-est de l’océan Indien (le début de la mousson Indienne devrait être plus actif que la normale)
En France métropolitaine
En Métropole, la majorité des modèles s’accorde pour prévoir des températures plus chaudes que les normales saisonnières et ne privilégie aucun scénario pour les précipitations.
Aux Antilles et en Guyane
En Guyane et aux Antilles, la majorité des modèles s’accorde pour prévoir des températures plus fraîches que les normales saisonnières. Les précipitations moyennes aux Antilles devraient être plus faibles que les normales saisonnières.
La Réunion et Mayotte
A la Réunion, les prévisions ne privilégient aucun scénario, aussi bien pour les températures que pour les précipitations. A Mayotte, les températures devraient être plus fraîches que la normale alors qu’aucun scénario n’est privilégié pour les précipitations
Bassin Pacifique
De manière cohérente avec l’affaiblissement de l’événement La Niña en cours, les modèles prévoient des températures et des précipitations moyennes plus élevées que les normales saisonnières en Nouvelle-Calédonie alors que Wallis et Futuna et Polynésie restent en marge de la zone froide et sèche - signature de la Niña dans le bassin est -. Nous n’y privilégierons donc aucun scénario en température ni en précipitation
* Les cinq prévisions utilisées par Météo-France dans cette analyse sont celles du modèle couplé de Météo-France (MF), celle du modèle couplé du Centre Européen de Prévisions Météorologiques à Moyen Terme (CEP), celle du modèle couplé du Met. Office britannique (Met Office), celle du modèle couplé de la Japan Meteorological Agency (JMA) et celle de l’International Research Institute for Climate and Society (IRI) (prévision composée des résultats de plusieurs modèles).
Les prévisions saisonnières pour le trimestre Mai-Juin-Juillet
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