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Les
rayonnements électromagnétiques
peuvent être considérés comme des oscillations suivant lesquelles se propage une certaine catégorie d'énergie, qui est l'
énergie de rayonnement
: comme toute forme d'oscillation, ces
rayonnements
ont donc une fréquence
ν
(c'est le nombre d'oscillations par unité de temps, mesuré par exemple en hertz) et une vitesse de propagation qui dépend du milieu dans lequel se propage le
rayonnement
; la plus grande valeur possible de cette vitesse est atteinte lorsque ce milieu est le vide, et elle est alors égale à la
vitesse de la lumière
c
quelle que soit la fréquence du rayonnement. On peut ainsi caractériser un
rayonnement électromagnétique
par sa fréquence
ν
ou tout aussi bien par sa
longueur d'onde
dans le vide
λ
, égale à
c
/
ν
et mesurable par exemple en millionièmes de mètres ou micromètres (abr. : µm). Dans ces conditions, dire que des rayonnements électromagnétiques sont visibles, c'est dire qu'ils produisent sur les cellules rétiniennes de l'œil humain un effet qui les rend perceptibles grâce à l'exercice du sens de la vision : or, cette propriété à la fois psychologique et physiologique équivaut au constat d'une propriété physique, selon lequel leur longueur d'onde (dans le vide)
λ
est comprise, à l'intérieur du spectre lumineux, entre 0,38 ou 0,39 µm environ
—
pour les rayons les plus énergétiques
—
et 0,76 à 0,78 µm environ
—
pour les rayons les moins énergétiques ; dans cet intervalle, qui s'étend donc en gros de 0,4 à 0,8 µm, un
rayonnement visible
transportera d'autant plus d'énergie que la longueur d'onde
λ
qui lui correspond est plus petite, ou que sa fréquence
ν
est plus grande. |
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Dans ce domaine de la
lumière
visible, la sensation de couleur inhérente à la perception d'un
rayonnement monochromatique
est liée à la valeur de la longueur d'onde de ce rayonnement. Cette sensation, de même que les valeurs des limites du domaine visible, peut varier d'une personne à l'autre, et deux personnes différentes n'identifieront pas forcément, en association à une longueur d'onde et un
flux énergétique
donnés, une nuance commune de couleur, ni même une couleur commune. Néanmoins, l'œil réagit de façon suffisamment similaire, chez la grande majorité des observateurs humains, pour que l'on puisse décrire le spectre continu du rayonnement visible à travers un modèle de référence universel, qui s'inspire des couleurs de l'
arc-en-ciel
pour peindre le spectre d'un faisceau de lumière blanche, c'est-à-dire composé de rayons dont les fréquences, comme pour le
Soleil
, sont réparties à peu près uniformément dans le domaine visible ; 6 couleurs s'y succèdent en dégradé lorsqu'on diminue la longueur d'onde de 0,8 à 0,4 µm : le rouge, l'orangé, le jaune, le vert, le bleu et le violet (l'indigo, étant intermédiaire entre bleu et violet, ne s'emploie plus guère en optique comme couleur de référence du spectre). En deçà de 0,4 µm environ commence le domaine du
rayonnement ultraviolet
, plus énergétique que le rayonnement visible ; ce dernier, au contraire, est plus énergétique que le
rayonnement infrarouge
, dont le domaine débute aux environs de 0,8 µm. |
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Pour un observateur ou un instrument de
télédétection
, la couleur d'une source lumineuse telle qu'un objet matériel ou un milieu est celle associée au faisceau de rayonnement visible qui, issu de cette source, parvient à la cible que constituent les yeux de l'observateur ou le
capteur
de l'instrument (si ce faisceau est quasiment inexistant, la source apparaît noire). Or, pareil faisceau regroupe non seulement le
rayonnement thermique
émis par la source, mais aussi les rayonnements transmis à travers elle ainsi que ceux qu'elle renvoie vers l'extérieur (en une proportion qu'exprime la valeur de l'
albédo
) par
réflexion spéculaire
ou
diffusion
: les couleurs composées observables dans l'
atmosphère
, sur les
nuages
et sur la surface terrestre expriment ainsi les synthèses locales de
bilans radiatifs
complexes et fréquemment évolutifs. |
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