géopotentiel |
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Lorsqu'un corps matériel (C
M
) de masse
m
, dont le
centre de masse
M est situé à une distance
r
M
du centre de la Terre, se meut à une altitude
z
M
—
éventuellement négative
—
dans l'
atmosphère
de notre planète ou à sa surface, et donc au sein de la
gravisphère
terrestre, il y est soumis à la
force de gravité
F
M
. Supposons que ce corps, observé depuis un
référentiel
lié à la Terre, passe d'un point A d'altitude
z
A
à un point A' d'altitude
z
A'
en circulant selon une
trajectoire
quelconque (T) avec, par rapport à la Terre, une vitesse
V
M
; la force
F
M
effectue alors un certain
travail
W
AA'
: or, ce travail, comme exposé dans l'article relatif à la
force de gravité
, est indépendant de la trajectoire (T) choisie et a pour expression la différence
m U
(A) -
m U
(A') des valeurs prises en A et A' par le
potentiel
m U
dont dérive le
vecteur
F
M
(soulignons que le nombre
U
(M) associé à tout point M de la gravisphère est fonction uniquement de
r
M
, et qu'il n'est en fait déterminé qu'à une constante arbitraire près). |
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Outre la force de gravité, (C
M
) est nécessairement soumis à ces
forces d'inertie
que sont la
force centrifuge
(générée par la
rotation
de la Terre autour de l'axe des pôles) et la
force de Coriolis
: mais ces deux forces ne produisent aucun travail lors du déplacement de M le long de la courbe (T), car elles sont perpendiculaires à
V
M
et donc à (T). Il en résulte en particulier que le
poids
P
M
du corps matériel (C
M
) dérive du même potentiel
m U
que la force de gravité :
P
M
est en effet la
résultante
de cette dernière et de la force centrifuge, ainsi que le rappelle l'article relatif à l'
accélération de la pesanteur
, encore notée
g
; si celle-ci a la valeur
g
(M) au point M, le vecteur
P
M
sera porté par la
verticale
en M et dirigé vers le nadir, et son intensité, ou
pesanteur
, égalera
m g
(M). Les valeurs moyennes de la pesanteur suivant chaque verticale sont liées à une grandeur
G
appelée le géopotentiel : celle-ci, mesurable en joules par kilogrammes, est définie en tout point M de la gravisphère par l'égalité
G
(M) =
ğ
(M)
z
M
, où
ğ
(M) désigne la valeur moyenne de
g
(M) entre l'altitude zéro et l'altitude
z
M
suivant la verticale passant par M ; au
niveau moyen de la mer
, on a
ğ
(M) =
g
(M) et
G
(M) = 0. On peut alors montrer quel que soit M l'égalité
G
(M) =
U
(M) + k
M
(voir l'
encart 1
), où le nombre k
M
, sur la verticale de M, reste constant et égal à la valeur qu'y prend -
U
à l'altitude zéro. |
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L'égalité précédente relie le géopotentiel au potentiel de la force de gravité (et donc du poids) : elle montre que si l'on associe à tout point M le vecteur
R
M
= -
P
M
appliqué en M et exactement opposé au poids de (C
M
), alors, sur toute verticale donnée (D), la grandeur -
m G
s'identifie à celui des
potentiels
de
R
M
qui s'annule en (D) au niveau moyen de la mer. Prenons donc sur (D) les points A, d'altitude
z
A
, et A', d'altitude
z
A'
supposée par exemple supérieure à
z
A
: élever le corps (C
M
) de A à A' nécessite d'appliquer en M, en compensation de son poids, une force égale à
R
M
, qui produit un travail (positif) -
m G
(A) +
m G
(A') = - W
AA'
, tandis que la force de Coriolis ne produit de son côté aucun travail ; si l'on choisit en particulier
z
A
= 0 et
m
= 1, il apparaît alors que le géopotentiel en un point M de l'atmosphère est l'expression du travail à accomplir contre le poids pour élever (ou pour abaisser, si
z
M
< 0) jusqu'à ce point un corps matériel de masse unité en partant du point A situé au niveau moyen de la mer sur la même verticale que M et en suivant une trajectoire quelconque de A à M. |
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On montre d'autre part qu'en chaque point M de l'atmosphère, l'
altitude géopotentielle
Z utilisée pour tracer le "relief" des
surfaces isobares
a pour expression
Z
(M) =
G
(M) /
g
s
, où
g
s
= 9,806 65 m.s
- 2
est la moyenne de
g
au niveau moyen de la mer : de là l'idée de mesurer le géopotentiel, non en J.kg
- 1
, mais avec certaines unités appelées les
mètres géopotentiels
. |
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