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 pseudoadiabatique 

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Les mouvements convectifs s'étudient communément à l' échelle aérologique , où nous nous placerons pour étudier l'évolution d'une parcelle d' air (Π) suivant la verticale : alors, pourvu qu'il ne se soit produit aucune condensation de vapeur d'eau au sein de la parcelle, sa température absolue T et sa pression atmosphérique p sont associées par une relation physique traduisant que (Π), tout au long de ses ascendances ou subsidences , n'échange quasiment pas de chaleur avec l' atmosphère qui l'entoure. Cette absence d'échanges thermiques, due à la faible conduction de l'air, caractérise une transformation adiabatique , à laquelle (Π) se soumet donc lors de ses déplacements convectifs : pour connaître complètement la relation entre p et T , il suffit de préciser la température potentielle de la parcelle, c'est-à-dire la température θ qu'elle prendrait à la pression 1 000 hPa , et cela quel que soit l'état hygrométrique de (Π), indiqué par exemple par son rapport de mélange r ; notons qu'en l'absence de condensation, la valeur de r n'atteint pas celle du rapport de mélange de saturation r w , qui est une fonction connue de p et de T ( r w croît quand p décroît à T fixée, décroît quand T décroît à p fixée, et décroît ou croît suivant que la parcelle subit une ascendance ou une subsidence adiabatiques ).

Or, quand la parcelle (Π) s'élève, sa détente adiabatique s'accompagne d'un abaissement de r w : si l'ascendance de la parcelle se prolonge, viendra un moment où la valeur de r w aura décru jusqu'à devenir égale à celle de r , qui reste à peu près constante lors des mouvements de (Π) ; alors, l'air de la parcelle sera devenu saturé , et une partie de la vapeur d'eau comprise à l'intérieur de (Π) commencera à se condenser, entraînant la naissance puis l'expansion d'un nuage . Si l' instabilité de l'air est suffisamment forte, la parcelle peut continuer à s'élever : mais elle le fait suivant un processus appelé pseudoadiabatique et non plus adiabatique, car la relation entre p et T y traduit une moindre rapidité de la décroissance de la température T quand décroît la pression p (ou quand croît l'altitude) en comparaison de la relation associée aux transformations adiabatiques sèches ; cette nouvelle relation, qui tient compte de la diminution de r — égal maintenant à r w — avec la montée de (Π), est par définition associée aux transformations pseudoadiabatiques , ou adiabatiques saturées. La raison de pareille modification de comportement physique est que la condensation en gouttelettes d'eau (ou en cristaux de glace ) dégage une quantité de chaleur interne à la parcelle, qui ralentit la diminution de température de celle-ci. À l'inverse, la compression pseudoadiabatique d'une parcelle d'air saturé en mouvement subsident entraînera, par évaporation ou sublimation , une moindre augmentation de température que si l'air était simplement humide ; mais pour que ce "pseudoadiabatisme" se prolonge, encore faut-il que la parcelle soit alimentée en eau liquide ou solide grâce à la traversée de nuages ou de précipitations , sans quoi sa subsidence rendra r instantanément inférieur à r w et son évolution deviendra celle de l' adiabatisme sec.

Sur un émagramme , la relation évoquée entre p et T sert à construire le réseau des ( isolignes ) pseudoadiabatiques, ou adiabatiques saturées , qui s'entrecroise avec celui des adiabatiques (sèches) de façon telle que les pentes de variation de T avec p sont, en chaque point d'intersection, moins fortes pour les courbes du premier réseau que pour celles du second ; cette différence entre les pentes s'estompe à mesure que l'on tend vers les températures très froides, car la quantité d'eau condensée par transformation adiabatique saturée devient alors de plus en plus faible. Chaque pseudoadiabatique est repérée par l'abscisse θ' w de son point d'intersection avec l'axe 1 000 hPa ; ce paramètre " thêta prime w " a comme θ d'importantes applications, à commencer par l'étude de l'instabilité des couches atmosphériques saturées.




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