observation (météorologique) |
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Le terme d'observation météorologique, s'il est compris en un sens restreint, s'applique à un phénomène ou un événement se manifestant au sein ou aux frontières de l'
atmosphère
, par exemple une chute de
grêle
, une période de canicule... : l'observation de cet épisode présente alors son repérage chronologique et géographique ainsi qu'une description de ses caractéristiques et de son évolution. À cette observation qualitative du
temps sensible
ou du
climat
s'oppose l'estimation quantitative d'une grandeur météorologique mesurable ou repérable, par exemple la
pression atmosphérique
, la
température
mensuelle moyenne... : cette opération fournit pour un instant (ou un intervalle de temps) fixé, et pour un lieu (ou un espace) déterminé, un nombre en unités connues (ou sans dimension, éventuellement) qui exprime la valeur de la grandeur mesurée ou repérée. L'observation météorologique au sens large regroupe les deux notions précédentes : l'observation du temps sensible ou des événements climatiques d'une part, la mesure de leurs
paramètres
d'autre part ; de plus, elle ajoute aux textes ou schémas descriptifs et aux listes de nombres certains indices codés, applicables aussi bien aux données qualitatives qu'aux mesures, et qui possèdent un rôle de synthèse (par exemple pour classer l'
état de la mer
), de discrimination ou de signalisation (par exemple pour distinguer la
pluie
de la
neige
ou indiquer la présence de
brouillard
) ou de mise en attention particulière (par exemple pour noter qu'un seuil de
vitesse du vent
a été dépassé). Ces ensembles de textes, de cartes ou diagrammes, de nombres et de codes, très rigoureusement définis sous l'autorité ou par l'entremise de l'
OMM
, constituent le matériel de l'observation fournie par le
SMO
, sans laquelle la
météorologie
opérationnelle ne pourrait exister ; ils composent des messages différenciés suivant leurs destinataires, et dont la
transmission
est assurée par les
réseaux d'observation
, principalement à travers le
SMT
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Dès l'Antiquité, la relation entre
climatologie
et agriculture avait favorisé la poursuite d'activités d'observation météorologique ; celles-ci, à partir du XIX
e
siècle, se sont davantage orientées vers la
prévision
, dont la réalisation aussi bien manuelle que numérique exige la connaissance de l'
état initial
de l'atmosphère et, par suite, la fourniture rapide des données d'observation. À cette utilisation s'est ajouté de nos jours le contrôle, par l'observation, de la pertinence des choix auxquels l'
analyse objective
soumet les données d'entrée (certaines de ces données peuvent être rejetées comme erronées lors de l'analyse alors qu'elles sont justes, mais exceptionnelles) ; en outre, le maniement de
stations de
travail
par les
prévisionnistes
permet désormais de faire figurer ensemble et de combiner sur écran les données d'observation et certains produits des
modèles de prévision
, et ce mode très souple de recours à l'observation s'avère particulièrement bénéfique dans les activités de
prévision immédiate
, de veille d'événements dangereux ou de correction des
tendances
affichées par le modèle. |
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Pareille extension des possibilités de l'observation rend d'autant plus dommageables les insuffisances en nombre et en répartition des
stations météorologiques
, dont les sites, en effet, laissent presque vides les déserts, les océans, et restent rares hors des pays de haut niveau économique ; de plus, cette situation s'aggrave dans le cas des stations de
radiosondage
. Des solutions très diverses se sont toutefois développées pour pallier ce défaut et, au-delà, pour améliorer l'observation en quantité et qualité : citons les
stations automatiques
, les mesures effectuées depuis les avions de ligne, les navires marchands ou les
bouées
(ancrées et dérivantes), les
réseaux de radars
et de
localisation des
éclairs
... ; à cet égard, le progrès le plus notable vient certainement de l'usage de
sondeurs
portés par les
satellites à défilement
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