temps solaire vrai |
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Le temps solaire vrai est une mesure du temps chronologique, que l'on peut associer à tout point donné de la surface ou de l'
atmosphère
terrestres : sa valeur à une date donnée est celle de l'angle dièdre que forment le demi-plan méridien passant par ce point et le demi-plan méridien passant par le centre du
Soleil
, convertie en "heures" (abr. : h), "minutes" de temps (abr. : min) et "secondes" de temps (abr. : s) selon les conventions 1 h = 60 min = 3 600 s = - 15° ; cette valeur est donc négative ou positive suivant que le méridien du Soleil se trouve à l'est ou à l'ouest de celui du point considéré. (Pour mesurer le temps solaire vrai associé aux points de l'axe des pôles, il est nécessaire de leur attribuer arbitrairement un méridien.) |
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L'heure indiquée en un lieu par un cadran solaire est celle du temps solaire vrai en ce lieu, à condition de prendre pour origine le moment de la
culmination
du Soleil. Mais la seconde de temps, telle qu'ainsi définie, ne peut en réalité servir d'unité de temps, car la durée s'écoulant entre deux
culminations
successives est variable d'un jour sur l'autre de l'année, pour des raisons à la fois géométriques
—
l'
écliptique
forme un angle dièdre avec le plan équatorial
—
et mécaniques
—
la
vitesse angulaire de rotation
de la Terre autour du Soleil n'est pas constante. Plus précisément : |
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Si, sur la
sphère céleste
concentrique à la Terre, l'on divise un cercle donné de latitude céleste en une succession d'arcs égaux tels que l'arc
M
1
M
2
, on peut toujours déclarer que chacun de ces arcs aura été parcouru en 24 heures (entre deux culminations successives), mais il s'agit là d'une définition purement angulaire de l'heure : les arcs correspondants sur le grand cercle de l'écliptique, par exemple l'arc
N
1
N
2
découpé sur ce grand cercle par les méridiens passant par M
1
et M
2
, sont alors parcourus en une durée qui détermine la véritable valeur quotidienne du temps mis à parcourir les arcs tels que
M
1
M
2
; or, ces durées varient selon la position (et par suite la longueur) des arcs tels que
N
1
N
2
sur le plan de l'écliptique, en raison de l'inclinaison de celui-ci par rapport au plan équatorial céleste.
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La Terre ne décrit pas une orbite circulaire centrée sur le Soleil, mais une
ellipse
dont le Soleil occupe un des deux foyers ; or, d'après les lois de la mécanique céleste, la vitesse de la Terre sur cette orbite n'est pas constante : elle est d'autant plus grande que notre planète se trouve plus près du Soleil (avec un maximum début janvier) et d'autant plus faible qu'elle s'en trouve plus loin (avec un minimum début juillet).
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Par suite, la nécessité d'attribuer sur des bases astronomiques des valeurs quasiment constantes aux unités de temps conduit à établir, à partir du temps solaire vrai, une
échelle de temps
véritable : le
temps solaire moyen
. |
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