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 classification des nuages 

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Bien que les nuages apparaissent en perpétuelle évolution, il est possible de les classer suivant différentes catégories en définissant un nombre limité de formes caractéristiques. Pareille classification des nuages fut établie en 1802 par le pharmacien anglais Luke Howard . C'est cette classification, quelque peu modifiée depuis, qui est exposée dans l'" Atlas international des nuages " édité par l' Organisation météorologique mondiale . Elle se fonde sur l'existence de dix catégories principales appelées genres ; ceux-ci comportent pour la plupart des subdivisions en espèces et en variétés , parfois communes d'un genre à l'autre, et qui correspondent à diverses particularités ou à des aspects caractéristiques : ainsi trouve-t-on les espèces fibratus (fibreux), stratiformis (en strates), les variétés opacus (opaque), undulatus (ondulé), et bien d'autres sous-catégories encore... Un nuage observé à un instant donné n'appartient qu'à un seul genre et à une seule espèce (si elle existe), alors que plusieurs variétés peuvent quelquefois lui être affectées simultanément.

Les différents processus possibles de génération d'un nuage lui impriment chacun des formes résultantes qui lui sont propres : c'est pourquoi ces processus se trouvent indirectement pris en compte dans la classification ainsi utilisée. Il en va de même pour la hauteur d'un genre de nuage : quoique celle-ci soit fortement influencée par la structure thermique de l' atmosphère et puisse donc varier avec la latitude, la saison , la situation météorologique, voire l'heure de la journée, l'étagement relatif des différents genres de nuages n'en est pas moins immuable. On distingue de la sorte quatre cas (voir la figure ) :

  • les nuages les plus élevés ( cirrus = filament, d'où le préfixe cirro-) occupent l' étage supérieur de la troposphère . Ils sont constitués de cristaux de glace et comprennent les genres cirrus , cirrocumulus et cirrostratus ;


  • ceux de l' étage moyen (préfixe alto-, de altus = haut) sont généralement constitués de gouttelettes d'eau, mais celles-ci se mélangent parfois avec des cristaux de glace. Ils comprennent les genres altocumulus et altostratus ainsi que le genre nimbostratus (le préfixe nimbo- vient de nimbus = nuage). L'altostratus peut pénétrer dans l'étage supérieur, et le nimbostratus déborde généralement dans les étages supérieur et inférieur ;


  • ceux de l' étage inférieur ( stratus = étendu, d'où le préfixe strato-) sont les "nuages bas" des genres stratocumulus et stratus ;


  • deux genres enfin, cumulus et cumulonimbus ( cumulus = amas, d'où le préfixe cumulo-), représentent des nuages d' instabilité qui ont généralement leur base dans l'étage inférieur, mais peuvent s'étendre à travers les deux autres étages. Ils se présentent en éléments séparés prenant la forme de monceaux, de montagnes ou de tours dont l'extension verticale peut être considérée comme comparable à l'extension horizontale. La majeure partie de la masse de ces nuages est constituée de gouttelettes d'eau, tandis que la partie supérieure des cumulonimbus et de certains cumulus, qui peut atteindre 8 à 13 km de hauteur et parfois bien davantage — 15 à 20 km dans les régions tropicales — , est constituée de cristaux de glace.




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    Dossier thématique Les nuages .

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