hauteur de précipitation |
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Pour évaluer au cours d'une chute de
pluie
la quantité d'eau qui atteint le sol en un endroit déterminé et pendant un intervalle de temps donné, on mesure l'épaisseur d'eau qui aurait alors recouvert en cet endroit une surface horizontale et bien dégagée si l'eau tombée n'avait subi ni infiltration, ni ruissellement, ni
évaporation
. La mesure de l'épaisseur d'eau recouvrant la surface du sol, effectuée par des
pluviomètres
, définit la hauteur de précipitation observée durant cet intervalle de temps à l'endroit désigné : cette quantité s'exprime en millimètres (ou en centimètres), un millimètre étant considéré comme équivalent (voir
figure
) à un
litre
par mètre carré
—
on dit souvent pour simplifier "un litre"
—
, et elle exprime la
lame d'eau
dont la
précipitation
aurait recouvert un mètre carré de sol au terme de l'intervalle de temps considéré ; seules sont prises en considération, en
météorologie
opérationnelle, les chutes de pluie dont la hauteur de précipitation est au moins égale à un dixième de millimètre. |
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Les
précipitations
chutant sous forme solide, comme la
grêle
, le
grésil
et surtout la
neige
, posent un problème particulier : il convient alors d'estimer l'épaisseur de la lame d'eau liquide qui serait résultée de leur
fusion
. Pareille estimation peut s'obtenir soit en faisant effectivement fondre la quantité de précipitation recueillie, soit en multipliant son
poids
par un coefficient d'équivalence en millimètres par kilogramme que l'on estime connu : dans le cas de la neige, ce genre d'
observation
est réalisé par des
nivomètres
, à l'aide desquels on peut aussi se contenter de mesurer l'épaisseur de la couche de neige tombée (il est généralement admis qu'une chute de neige de hauteur donnée équivaut à une hauteur de précipitation dix fois moindre ou, plus exactement, qu'une couche de neige fraîche de 1 cm d'épaisseur fournirait une lame d'eau de 0,8 mm). Cependant, la quantité d'eau contenue dans une couche de neige peut être très variable avec la nature du
manteau neigeux
: c'est pourquoi la mesure de l'
équivalent en eau de la neige
dans les surfaces durablement enneigées ne se réduit pas à celle de l'épaisseur ou du poids de la couche de neige tombée et constitue une opération distincte de la mesure de la hauteur de précipitation ; cette opération est souvent menée de nos jours par
télédétection
à l'aide d'instruments utilisant des
rayonnements électromagnétiques
. |
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