prévision saisonnière |
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La prévision saisonnière consiste en une
prévision
des grandes
tendances
"du temps qu'il fera" jusqu'à quelques mois d'
échéance
. Il serait en fait plus légitime de parler de "prévision climatique saisonnière", car c'est aux tendances du
climat
que l'on s'intéresse ici. |
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Un tel mode de prévision ne peut s'accomplir qu'à l'aide de
modèles numériques de prévision
d'un type particulier. Ce type de modèle est plus grossier qu'un
modèle de prévision
à
courte échéance
, puisqu'on ne cherche pas alors à prévoir des détails sur de petites zones ni sur un bref intervalle de temps : ainsi y découpe-t-on le globe terrestre (ou une partie du globe) en "carreaux" d'environ 300 kilomètres de côté
—
au lieu des quelques dizaines de kilomètres associés au
modèles de prévision
à échéance de 1 à 10 jours
—
, ce qui économise du temps de calcul. |
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En revanche, ce même type de modèle doit intégrer l'action de facteurs qui, au cours d'une longue période, influent sur le temps, alors qu'ils restent négligeables sur une période de quelques jours. C'est pourquoi l'on y prend en compte les océans, qui constituent un réservoir non seulement d'
humidité
(pour la genèse des
nuages
...), mais aussi de
chaleur
. Plus précisément, les eaux de l'océan, tout comme l'
air
atmosphérique, sont animées de mouvements où interfèrent les
courants marins
chauds et froids ; quoique très lents, ces mouvements contribuent à modifier la
température
et l'humidité des basses couches de l'
atmosphère
en un endroit donné de l'océan ou de la côte : ils ont donc à
long terme
une influence sur l'atmosphère. Ces variations de température de l'océan sont étudiées à l'aide de modèles numériques océanographiques, et ce sont les résultats obtenus par ces derniers qui viennent généralement alimenter les modèles de prévision saisonnière ; parmi ceux-ci, toutefois, il en est qui ne se trouvent alimentés que par de simples données statistiques de
température de la surface de la mer
, et non par les données d'un modèle océanographique. Le
manteau neigeux
et l'eau contenue dans le sol doivent également être pris en compte par un modèle de prévision saisonnière de manière plus complète que dans un modèle à courte ou
moyenne échéance
. |
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Dans une prévision saisonnière, on procède comme dans une
prévision d'ensemble
en imprimant de petites variations à l'
état initial
de l'atmosphère et de l'océan et en lançant successivement le modèle à partir de ces
états initiaux
légèrement différents, puis en établissant, à partir des différents résultats ainsi obtenus, des ensembles de solutions possibles quant à la
tendance
du temps pour les mois à venir. |
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À l'heure actuelle, les modèles de prévision saisonnière sont assez représentatifs de la réalité dans les
zones
intertropicales et sur le pourtour du Pacifique. En ce qui concerne les zones tempérées
—
par exemple l'Europe
—
, la tendance indiquée par ce type de modèle reste souvent insatisfaisante, et les prévisions saisonnières n'apportent que de légères améliorations par rapport à des statistiques de
paramètres
météorologiques calculées sur les années précédentes. Ces améliorations sont toutefois suffisantes pour procurer déjà une information exploitable dans certains domaines de décision comme, par exemple, la gestion de l'énergie, les assurances, l'
hydrologie
: aussi Météo-France diffuse-t-il chaque mois pour le trimestre suivant, à titre expérimental, des prévisions saisonnières (y compris pour l'outre-mer) fondées à la fois sur les résultats de ses deux
modèles climatiques
et sur ceux des
prévisions
du
Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme
, du
Met Office
britannique et de l'
IRI
ou
International Research Institute for Climate and Society
, un Institut international de recherche sur le climat et la société qui est géographiquement rattaché au site de l'Université Columbia aux États-Unis ; ces prévisions trimestrielles fournissent la
moyenne temporelle
de la température et le cumul des
hauteurs de précipitation
sur la période envisagée, et elles s'expriment soit sous forme probabiliste (quelle est la probabilité que les résultats soient supérieurs à la
normale climatologique
, proches de cette valeur ou inférieurs à elle ?), soit sous forme déterministe (quel est, en un point donné du globe, la valeur de l'écart à la
normale
?). |
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