émagramme |
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Il n'est pas possible de connaître l'état d'une
masse d'air
, ni par conséquent de présumer de son évolution, sans avoir une idée relativement précise de la distribution verticale des principales grandeurs physiques qui la caractérisent, à savoir, la
pression atmosphérique
, la
température
, la
vitesse
et la
direction du vent
, enfin l'
humidité
: ces cinq grandeurs, en effet, déterminent les facteurs de
stabilité
ou d'
instabilité
des
couches atmosphériques
successives, leurs mouvements horizontaux et verticaux éventuels ainsi que les possibilités d'
évaporation
, de
condensation
ou de
précipitation
qui en résultent. Mais parmi les grandeurs ainsi énoncées, deux jouent un rôle prédominant : ce sont la
pression
et la température, qui définissent le comportement qu'adopteront les
parcelles
d'
air
lors des transformations verticales auxquelles elles seront soumises, sachant que de telles transformations sont de nature essentiellement
adiabatique
. C'est pourquoi l'état de l'
atmosphère
à un instant déterminé, à la
verticale
d'un site donné, est appréhendé à l'aide d'une courbe tracée sur un
diagramme aérologique
appelé émagramme, sur lequel sont reportées en abscisses les valeurs de la température (en
degrés Celsius
ou, de manière équivalente à une constante près, en
kelvins
) et en ordonnées les valeurs de la pression atmosphérique en
hectopascals
; cette courbe peut soit être obtenue grâce aux résultats d'
observation
fournis par un
radiosondage
à la verticale du site considéré, soit être déduite des résultats de
prévision
à
échéance
donnée calculés sur ce site. |
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Sur l'axe des ordonnées d'un émagramme, les
pressions
sont cotées de façon telle qu'elles décroissent de bas en haut, à l'inverse de l'altitude ; de plus, une même variation de pression est figurée sur cet axe par des écarts de plus en plus grands à mesure que la pression décroît : pareille répartition correspond en effet à des écarts à peu près constants pour la variation correspondante de l'altitude (voir l'
encart
). On dispose alors de différentes courbes dessinées sur la feuille de l'émagramme : ce sont d'une part plusieurs réseaux de courbes à caractère physique préalablement imprimés et cotés sur cette feuille, et d'autre part, la courbe de radiosondage ou de prévision tracée sur elle et décrivant l'état de l'atmosphère à la verticale du site. Grâce à l'ensemble de ces courbes, il devient possible de déterminer à chaque niveau de pression (ou d'altitude) les processus possibles de condensation d'une
parcelle
d'air ainsi que ses propriétés de stabilité ou d'instabilité, pouvant ou non déboucher (inconditionnellement ou à certaines conditions) sur une
ascendance
de la parcelle. L'examen physique qui en résulte permet ainsi :
de mettre en évidence un découpage de l'atmosphère en tranches successives surplombant le site étudié,
de déterminer le comportement de chacune de ces tranches (en liant aussi les résultats obtenus aux données sur le
vent
au sol et en altitude),
d'en déduire enfin les informations requises sur l'évolution de l'atmosphère et sur le
temps sensible
(par exemple la
nébulosité
, l'éventualité et la nature de
précipitations
, le développement d'un
orage
...).
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