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 point de rosée 

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 Niveau d'explication :   

En l'absence de perturbation , et surtout par ciel clair et vent calme , le refroidissement nocturne du sol dû aux pertes de chaleur par rayonnement infrarouge se transmet à la couche atmosphérique sus-jacente, dont les parcelles d' air voient leur température diminuer jusqu'à l'aube tout en conservant une pression à peu près uniforme, qui peut être considérée en première approximation comme constante : ces parcelles subissent donc pratiquement une transformation isobare . Par ailleurs, leur rapport de mélange , qui mesure la quantité de vapeur d'eau contenue en elles, conserve lui aussi une valeur à peu près constante r ; or, on sait que la pression partielle e de la vapeur d'eau dans l'une quelconque de ces parcelles se déduit du rapport de mélange par une relation simple, qui s'écrit sous la forme r = 0,622 p / ( p - e ) : il en résulte que la pression partielle de la vapeur d'eau dans la couche d'air qui surplombe le sol reste elle aussi égale, en gros, à une constante.

Au cours du refroidissement isobare auquel est ainsi soumise une parcelle , la valeur de la pression de vapeur saturante e w ( t ) s'amenuise à mesure que diminue la température t (en degrés Celsius ) de la parcelle (l'indice w est mis ici pour water ) : si le processus de refroidissement se prolonge, il arrivera un moment où cette valeur, qui était au départ supérieure à la constante e — l'air de la parcelle n'ayant pas encore subi de saturation — , deviendra égale à e ; cet événement se produira à une température t d (l'indice d est mis pour dew ) telle que l'on ait e w ( t d ) = e , et l'on peut énoncer aussi bien qu'il aura lieu au moment où le rapport de mélange de saturation r w de la parcelle — qui est fonction de la seule température, comme e w — sera devenu égal à r , soit r w ( t d ) = r .

Sur un émagramme traçant le refroidissement isobare que subit la parcelle d'air, le passage à la saturation peut alors être repéré par un point appelé point de rosée, qui se situe à l'intersection de deux courbes : la parallèle d'ordonnée p à l'axe des températures parcourue par le point représentatif de la parcelle — la pression p désignant ici une constante — , et la courbe d'égal rapport de mélange de saturation r w associée à la valeur r w = r ; l'abscisse de ce point de rosée n'est autre que la température t d , et la différence t - t d mesure l'ampleur du refroidissement nocturne qui a été nécessaire pour que l'air des très basses couches parvienne à saturation et s'emplisse de condensation . Celle-ci, le plus souvent, dépose sur les objets proches du sol de la rosée , d'où la désignation du point de repérage ; cependant, quand le vent souffle suffisamment pour entretenir de la conduction et de la turbulence dans la couche sus-jacente à la surface terrestre, l'abaissement de la température de l'air jusqu'à celle du point de rosée peut faire se lever un brouillard de rayonnement .




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