échelle (de température) Fahrenheit |
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Pour définir un intervalle de variation où placer les points de repérage d'une
échelle de température
, un première obligation est d'identifier une grandeur physique aisément manipulable et dont on a toutes les raisons de supposer que dans l'intervalle choisi, elle varie avec la
température
d'une façon connue et si possible linéaire : tel est le bien sûr le cas de la hauteur de dilatation sous vide de certains liquides comme l'alcool et le mercure. Mais une seconde obligation consiste à déterminer sans ambiguïté deux états thermodynamiques d'un système matériel auxquels on attribue arbitrairement deux valeurs distinctes de la température,
t
1
et
t
2
, supposées incluses dans cet intervalle de variation. En réalité, ce n'est pas deux, mais trois
températures
que spécifia ainsi le physicien allemand
Daniel Gabriel Fahrenheit
en 1714 lorsqu'il résolut d'attribuer les valeurs 0, 32 et 96
degrés Fahrenheit
(abr. :
°F
) respectivement à un mélange réfrigérant (vraisemblablement un mélange de
glace
pilée, d'eau liquide, de sel de mer et de sel d'ammoniac), au mélange de l'eau liquide avec la glace et à la température sous la langue d'un homme en bonne santé. |
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Les fabricants de
thermomètres
qui succédèrent à
Fahrenheit
eurent tôt fait de renoncer à la troisième spécification et de fixer pour la première une correspondance exacte sur l'
échelle Celsius
, soit
t
1
= 0 °F = - 160 / 9
°C
(valeur proche de - 17,8
degrés Celsius
) à côté de la correspondance 32 °F = 0 °C =
t
2
: ce choix, qui permettait d'associer à la température de 100 °C le nombre entier 212 en degrés Fahrenheit, a définitivement entériné les formules de passage d'une
échelle
à l'autre. Ainsi, les valeurs
TC
et
TF
de la température respectivement en degrés Celsius et en degrés Fahrenheit sont liées par les égalités
TF
= 1,8
TC
+ 32 ou
TC
= (5 / 9) (
TF
- 32). |
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De même qu'une variation de température de 1
K
correspond à une variation de 1 °C, on peut associer à l'échelle Fahrenheit une
échelle de température thermodynamique
, dite
échelle Rankine
—
du nom de l'ingénieur et physicien écossais William Rankine (1820-1872)
—
, dont l'unité, le
rankine
(abr. : R), est telle qu'une variation de température de 1 R correspond à une variation de 1 °F ; si les
températures absolues
d'un milieu matériel en
kelvins
et en rankines ont respectivement pour valeurs
TK
et
TR
, on aura donc simplement
TR
= 1,8
TK
ou, inversement,
TK
= (5 / 9)
TR
. Le zéro absolu étant à - 459,67 °F, la différence entre les valeurs de la température d'un milieu matériel en rankines et en degrés Fahrenheit reste toujours égale à 459,67. |
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