vitesse (du vent) |
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La
composante
horizontale du déplacement de l'
air
en un point donné et à un instant donné se dispose selon une certaine
direction
; elle atteint en outre une vitesse déterminée appelée vitesse du vent, que l'on mesure généralement en mètres par seconde (abr. : m.s
- 1
) ou en kilomètres par heure (abr. : km/h), mais aussi en
noeuds
ou milles par heure (abr. : kt, pour
knot
), spécialement en
météorologie marine
et en
météorologie aéronautique
: en effet, le
mille nautique
est dans ces branches de la
météorologie
une unité bien représentative, puisqu'il exprime la distance séparant sur la surface de la sphère terrestre deux points d'un même méridien dont les latitudes diffèrent d'une minute d'angle. Un mille valant 1,852 km, on obtient entre les unités précédentes les équivalences 1 m.s
- 1
= 3,6 km/h = 1,943 8 nœuds, 1 km/h = 0,277 8 m.s
- 1
= 0,540 0 nœuds, 1 nœud = 0,514 4 m.s
- 1
= 1,852 km/h. |
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La représentation imagée de la vitesse du vent s'accommode bien de l'emploi quelquefois nuancé ou combiné d'une série d'adjectifs tels que "léger", "modéré", "fort", ..., au point que les
bulletins météorologiques
font tout naturellement un usage courant de telles descriptions. Cette médaille a toutefois un triple revers. En premier lieu, et pour des raisons de moindre
turbulence
en mer (en général !) comme de pratique professionnelle, la sensibilité à la
force du vent
est moins marquée chez les marins que chez les gens du continent, ce qui tend à décaler vers des estimations plus basses les
échelles
de spécifications empiriques utilisées en météorologie marine par rapport à celles qui s'appliquent à l'intérieur des terres (indépendamment du constat que les valeurs des seuils entre
forces du vent
, quoique pérennisées par l'usage, ne coïncident pas toujours correctement sur mer et sur terre : en témoignent les limites entre les
forces
4 et 5, qui valent 16 et 17 nœuds dans le premier cas, 28 et 29 km/h dans le second). Puis, les coutumes et les langues ayant pu imprégner l'histoire des différents services météorologiques nationaux font qu'il n'existe pas de correspondance bien établie d'un pays à l'autre quant à ces spécifications. Enfin, plus la puissance des
rafales
apparaît importante et plus le choix d'une estimation tend à se déplacer vers le haut dans l'
échelle
de référence. Toutes ces difficultés expliquent que les
qualifications du vent
ne puissent prétendre à une valeur normative et servent simplement à donner aux destinataires des bulletins météorologiques
—
parfois en fonction de leurs besoins spécifiques
—
une idée de l'intensité avec laquelle souffle le
vent
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