erreur de prévision |
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Les étapes de la chaîne de prévision et les erreurs de prévision
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Les étapes suivantes, celles de la
transmission
et de la collecte des données observées, peuvent également apporter des sources d'erreur, notamment par rejet de données parvenues trop tard au
centre météorologique
ou jugées inexactes à l'issue de tests de fiabilité : à ces données initiales manquantes ou écartées sont alors substituées des approximations fictives, ce qui introduit un certain nombre d'imprécisions dès le lancement du
modèle de prévision
; ce type d'erreurs reste cependant accidentel. |
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Une source importante d'erreurs, ensuite, est liée à l'étape de la description des phénomènes physiques sous forme d'équations mathématiques associées en un système qui constitue, avec l'expression des
conditions initiales
et des
conditions aux limites
, le
modèle numérique de prévision
. Tous les phénomènes qui interagissent sur le comportement de l'
atmosphère
ne peuvent être décrits dans un tel modèle, ni toutes les conditions qui l'encadrent : par exemple, le relief ne peut y être détaillé finement, et l'on se contente de le représenter, pour chaque "pavé" du modèle, par un plateau ayant l'altitude moyenne du pavé. De même, des erreurs intrinsèques sont générées par les approximations supplémentaires imposées par la logique du modèle : choix des coordonnées,
paramétrisation
, résolution des équations, méthodes d'
interpolation
, etc. En outre, on sait que les équations du modèle ne peuvent être résolues qu'au prix de la connaissance de l'
état initial
du domaine atmosphérique considéré : or, ce que fournit l'
analyse objective
est une représentation simplifiée de cet état à partir d'une valeur pour chaque pavé et chaque grandeur physique
—
et quelquefois cette valeur est, non pas observée, mais calculée. Une approximation de même nature altère l'expression des conditions aux limites. Enfin, les calculs numériques effectués, qui devraient en théorie concerner des distances et des durées infiniment petites, sont appliqués à des distances de plusieurs kilomètres et des durées de plusieurs minutes, amplifiant ainsi les imprécisions dans les calculs au fur et à mesure que l'on avance dans la durée. |
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Une autre source d'erreur consiste en l'interprétation par un
prévisionniste
des cartes issues du modèle et présentant les valeurs de
paramètres
tels que la
température
, la
pression
ou l'
humidité
à différents niveaux de l'atmosphère. Cette erreur est elle aussi de type accidentel : selon la difficulté d'expertise de la situation, le degré de confiance qu'il accorde aux cartes reçues et sa propre expérience, le prévisionniste pourra s'écarter plus ou moins de la réalité. |
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Enfin, les sources ultimes d'erreur sont liées aux incidents de
diffusion
de la
prévision
et à la traduction en mots du langage courant, sans jargon spécialisé, de l'image que le prévisionniste
—
suivi d'éventuels intermédiaires entre lui et l'usager
—
s'est faite du
temps sensible
. |
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