La prévision météorologique repose, pour
une large part, sur l'emploi de logiciels de simulation numérique
de l'atmosphère, couramment appelés "modèles".
Météo-France a mis en service opérationnel,
le 6 décembre 1993, la version la plus évoluée
du nouveau modèle ARPEGE.
La principale innovation d'ARPEGE est sa résolution
horizontale variable : l'atmosphère est divisée
en petites "boîtes" élémentaires
dont la dimension horizontale est minimale sur la France,
pour croître progressivement jusqu'aux antipodes où
elle est maximale. On peut ainsi, avec un modèle unique,
réaliser des prévisions à échelle
fine sur le territoire métropolitain tout en décrivant
avec une précision suffisante les grands phénomènes
à l'échelle planétaire.
Le modèle ARPEGE fournit deux fois par jour des prévisions
avec une résolution de 20 km sur la France
et de 250 km aux antipodes.
Ce nouvel outil numérique a été développé
en collaboration étroite avec le Centre européen
pour les prévisions météorologiques à
moyen terme. Il a été conçu dès
l'origine comme multi-usage, permettant aussi bien d'effectuer
des prévisions à courte échéance,
jusqu'à trois jours, ou à moyenne échéance,
de l'ordre de la semaine, que de contribuer à l'étude
des fluctuations et de l'évolution du climat.
Le relief tel qu'il est vu par le modèle ARPEGE
Les animations présentées ci-dessous illustrent
le principe de la maille variable, et montrent comment le
modèle perçoit le relief et les contours terrestres
sur une maille variable. Au départ de chaque animation
la densité des points de grille est homogène
sur la surface terrestre, puis, peu à peu, cette densité
augmente sur la France. La représentation du relief
et des contours terrestres devient de plus en plus fine sur
la France, et inversement elle diminue aux antipodes. L'image
finale de chaque animation correspond à la maille et
la représentation du relief et des contours terrestres
du modèle opérationnel.
Voir le schéma du globe