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INTERNATIONAL |
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Pourquoi des relations internationales
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L'atmosphère
ne connaît pas de frontières, pour mesurer, comprendre, analyser,
prévoir le temps et le climat, il est nécessaire de recueillir
des données sur l'ensemble du globe. Il ne peut y avoir de météorologie
moderne sans coopération internationale aussi, dès le XIXe siècle,
les météorologistes de tous les pays ont établis les moyens
nécessaires pour travailler ensemble. Au XXIe siècle, c'est
l'Organisation Météorologique Mondiale, connue sous son sigle
" OMM ", sise à Genève, qui continue à jouer le rôle essentiel.
Elle coordonne les activités de 185 services météorologiques
nationaux du monde.
Voir l'image
Voir la photo de l'immeuble de l'OMM
Dans ce contexte Météo-France a un certain
nombre de responsabilités particulières vis à vis de la communauté
météorologique mondiale, en sus, bien sûr, de son rôle de service
public français. En voici quelques exemples :- C'est le Centre
de Météo-France Toulouse qui est chargé de rassembler et de
transmettre au reste du monde les données météorologiques mesurées
sur l'Afrique, en plus de celles sur la France.
- En cas de pollution
atmosphérique accidentelle à grande échelle (comme lors de ce
qui s'est passé à Tchernobyl en 1986), c'est Météo-France qui
calculera pour le compte de l'OMM et de l'Agence Internationale
de l'Energie (AIEA) située à Vienne la trajectoire du nuage
pollué.
- Dans le Sud de l'océan Indien, c'est le Centre Météo
France de Saint-Denis de La Réunion qui est chargé des prévisions
de cyclones tropicaux pour tous les pays de cette région du
monde.
Voir la carte du modèle Media
Voir l'image satellite du cyclone Litanne
Les services météorologiques
nationaux
Dans tous les pays du monde, il y a un service météorologique
national. Son bon fonctionnement est fondamental pour son pays,
bien sûr, car il a un rôle de service public. Mais il est également
important pour les autres pays car les mesures que chaque service
météorologique effectue dans son pays sont indispensables aux
services de l'ensemble du globe. La politique de Météo-France
consiste à collaborer avec tous les services météorologiques
nationaux, et à aider à accomplir leur tâche ceux d'entre eux
qui sont en difficulté. En bas de page, vous trouverez des liens
avec tous les serveurs Web de services météorologiques répartis
dans le monde entier.
Et l'Europe ?
Les
services météo des pays européens mènent une coopération particulièrement
intense ; celle-ci a débouché sur des réalisations qui placent
l'Europe à la pointe du progrès météorologique. Le Centre
européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT),
situé en Angleterre, possède un des plus puissants ordinateurs
du monde et fournit des prévisions numériques qui vont jusqu'à
10 jours.
Voir la photo du Centre européen pour les prévisions à moyen terme
Ces prévisions sont à la base des bulletins que Météo-France
élabore pour chaque semaine suivante. Eumetsat lance et fait
fonctionner les satellites de la série Météosat, dont les images
et les données jouent un rôle irremplaçable pour connaître les
systèmes nuageux sur L'Europe et l'Afrique. Au sein du CEPMMT
comme d'Eumetsat, Météo-France joue un rôle très actif en contribuant
financièrement et intellectuellement à tous leurs programmes.
Voir la photo du satellite MSG
Outre ces deux réalisations prestigieuses, un grand nombre d'actions
de coopération sont entreprises par les services météorologiques
d'Europe dans des domaines variés. Ecomet est un groupement
d'intérêt économique qui, avec l'agrément de la Commission de
Bruxelles, coordonne les politiques commerciales des services
météorologiques. Eumetnet est un réseau de structure lâche que
ces services ont mis sur pied pour mener des projets communs.
Météo-France et les autre services météorologiques d'Europe
contribuent donc à leur manière à la construction européenne.
L'échange mondial des données
météorologiques
L'OMM rencontre aujourd'hui un problème qui est une conséquence
de son succès. Autrefois, l'échange libre et gratuit des données
météorologiques allait de soi entre scientifiques et le Service
météorologique national étaient financé exclusivement
par l'Etat. Aujourd'hui, les informations météo sont de meilleure
qualité et ont acquis de ce fait une valeur marchande. Qui doit
en profiter ?
A
cette question se présentent deux types de réponse chez les
pays membres de l'OMM. Pour les uns, les activités météo de
base doivent être prises en charge par l'Etat qui en donne gratuitement
le fruit aux citoyens. On voit alors apparaître des sociétés
privées qui vivent en adaptant les informations issues du service
public et en les vendant à leur clientèle. Tel est le système
en vigueur aux Etats-Unis. Elles sont à l'origine de la plupart
des informations météo que l'on trouve sur les sites web d'origine
américaine. Pour d'autres pays, notamment la France et les autres
pays d'Europe, le service météorologique doit vendre, sauf mission
d'intérêt général, les informations qu'il produit, cela pour
décharger le fardeau du contribuable. Cette dualité n'aurait
pas d'inconvénient si les systèmes ne communiquaient pas entre
eux. Mais lorsque des sociétés privées américaines, qui obtiennent
les données gratuitement de leur gouvernement, viennent concurrencer
chez eux les services météorologiques d'Europe ou du tiers-monde,
cela menace l'échange libre et gratuit des données, fondement
de L'OMM. Un compromis est apparu au congrès de l'OMM de 1995
avec la "résolution 40" qui réaffirme le principe d'échange
libre et gratuit entre services météo, mais qui distingue deux
types de données météo : les données " fondamentales ", qui
sont échangées sans restriction, et les données " additionnelles
", dont la réexportation doit être contrôlée. Depuis, l'essor
de l'internet et le développement du secteur privé ont rendu
le contrôle de ces données additionnelles plus difficile.
Ce problème devra donc être résolu par l'OMM dans les prochaines années.
Voir le drapeau de l'Organisation météorologique mondiale
Météorologie et industrie
La Météorologie, est la science de l'atmosphère, clé pour la maîtrise de la prévision et la compréhension du climat. C'est aussi toute une industrie de production de biens matériels, comme les instruments météorologiques :
baromètres, thermomètres, etc. mais aussi radars et satellites. A cela s'ajoutent des biens immatériels : logiciels de prévision, savoir-faire, expertises. Météo-France intervient dans certaines opérations comme prestataire de service et commercialise directement son savoir-faire. Il existe aussi un certain nombre d'entreprises françaises actives dans ce secteur : Météo-France leur apporte son soutien. Les industriels français qui maintiennent une activité à l'exportation se sont regroupés au sein de l'association PROMETEO.
Voir la photo d'un radar profileur
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