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  LES ULTRAVIOLETS 


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Pour protéger les populations des risques que leur font courir les effets nocifs des ultraviolets, l’OMM et l’OMS ont établi et recommandent en commun une échelle d’évaluation dont l’unité, appelée l’index UV, représente le danger potentiellement associé au rayonnement ultraviolet arrivant au sol. Cet index prend des valeurs comprises entre 0 et 20, qui vont croissant avec le risque sanitaire, et il est calculé sur le spectre de longueurs d’onde qui va de 250 à 400 nm : il intègre suivant ce spectre l’effet d’une grandeur physique – le taux d’ultraviolets arrivant au sol –, pondéré par un coefficient qui est une grandeur biologique représentant la capacité d’action inflammatoire des UV en fonction du créneau de longueurs d’onde considéré.

L’index UV

Pour qualifier de façon parlante les valeurs pouvant être prises par l’index UV, on les répartit suivant 5 classes de risque regroupant les valeurs qui vont de 0 à 2 inclus, puis de 2 à 4, de 4 à 6, de 6 à 8, et qui enfin dépassent 8 (les valeurs au-delà de 10 sont déjà rares) :


risque faible




risque modéré




risque élevé




risque fort




risque extrême




Conseils santé

« Le soleil n’échauffe que ce qu’il voit » (proverbe français)

La barrière mélanique offerte par le bronzage nous apporte une protection superficielle face aux UV ; mais elle en absorbe, au grand maximum, 90 %. Une protection complémentaire apparaît donc indispensable ; cependant, l’ampleur de cette protection seconde n’est pas identique pour toutes les personnes, même si elle fait appel à des consignes qui, elles, sont communes à tous : tout d’abord, éviter les heures d’ensoleillement maximum, puis privilégier la protection vestimentaire, le port d’un chapeau et celui de lunettes, et en dernier lieu, appliquer des produits solaires.

L’âge
La peau des enfants est beaucoup plus sensible aux ultraviolets que celle des adultes, du fait de l’immaturité de son système immunitaire ; ainsi, chaque coup de soleil subi durant l’enfance accentue la prédisposition au cancer à l’âge adulte. Rappelons-nous que les enfants de moins de 3 ans ne doivent pas être exposés au soleil.

Les activités à risque
L’exposition aux ultraviolets est particulièrement élevée à l’occasion des vacances ou des loisirs. De plus, certains sports, certaines activités de loisirs présentent des risques plus importants : tel est le cas de la voile ou de la haute montagne, qui livrent le corps à la réverbération des rayons solaires. Mais le danger est également présent lors des séances de jardinage et plus généralement chez les milieux professionnels où le travail s’opère souvent en extérieur : les mesures de protection ne doivent donc pas être oubliées pour les cultivateurs, les jardiniers, les travailleurs du bâtiment et des ponts et chaussées, les agents de circulation, les marins…

Les différents types de peau
Chacun de nous possède un « capital soleil » différent ; lorsque ce capital d’exposition est dépassé, le risque de cancer devient élevé. Pour matérialiser et hiérarchiser ces différences de sensibilité au risque solaire selon les individus, on a défini 6 classes de photosensibilité de la peau, déterminées d’après la répartition et les caractéristiques des mélanocytes et appelées « types de peau » ou « phototypes » :

Type I : peau claire qualifiée de « laiteuse », cheveux roux, nombreuses taches de rousseur. Les personnes de ce type ne bronzent jamais, mais attrapent des coups de soleil en une dizaine de minutes en moyenne.

Type II : peau claire, cheveux blonds, peu de taches de rousseur. Les personnes de ce type bronzent légèrement, mais sont très rapidement sujettes aux coups de soleil.

Type III : peau claire, cheveux châtains, pas de taches de rousseur. Les personnes de ce type ont une tendance fréquente aux coups de soleil et bronzent sous forme de hâle clair.

Type IV : peau mate, cheveux bruns. Les personnes de ce type ne sont que rarement sujettes aux coups de soleil ; elles bronzent très facilement et présentent un bronzage foncé.

Type V : peau mate, cheveux très bruns. Les personnes de ce type ne prennent qu’exceptionnellement des coups de soleil et leur bronzage est très foncé.

Type VI : peau et cheveux noirs. Les personnes de ce type n’attrapent jamais de coups de soleil et ont un bronzage noir.

Choisir sa crème solaire : les indices
Aucune crème solaire ne filtre en totalité les ultraviolets, de sorte que le risque zéro n’existe pas non plus avec ce moyen : si nous pouvons utiliser une crème solaire pour limiter les méfaits des ultraviolets, son emploi ne doit pas nous inciter pour autant à rester trop longtemps au soleil. Du reste, l’efficacité d’une crème dépend essentiellement de la manière dont on l’utilise : elle doit être renouvelée toutes les deux heures environ, voire toutes les demi-heures lorsqu’il y a exposition à la neige.

Choisir une crème solaire revient à choisir un facteur de protection solaire (en abrégé FPS), encore appelé un indice de protection (en abrégé IP) :
• Le FPS exprime une capacité de protection contre les UV.
• Chacun doit déterminer son choix de crème conformément à son type de peau et à l’index UV du jour où il l’applique. En cas de doute, mieux vaut prendre une crème d’indice 25 au minimum, car un FPS égal ou supérieur à 25 signifie la garantie d’obtenir une protection satisfaisante contre les UV-A et B.
• Il existe des crèmes résistantes à l’eau. Il est préférable de choisir de telles crèmes, à condition de bien réitérer leur application après chaque baignade.
• Certaines zones du corps sont plus sensibles que d’autres à l’action des UV : une crème est à appliquer fréquemment sur les oreilles, le nez, les lèvres et la nuque.

Choisir ses lunettes de soleil
Certaines lunettes de soleil ne protègent que de l’éblouissement. Il faut vérifier que les lunettes utilisées portent l’une des mentions CE 3 ou CE 4, qui garantissent la protection contre les UV-A et B.

Interpréter l’index UV
La protection nécessaire contre l’exposition aux ultraviolets est déterminée en fonction de l’index UV et du phototype :
• les types I, II, III sont appelés sensibles ;
• les types IV, V, VI sont appelés normaux.
Attention, toutefois : les enfants jusqu’à 15 ans ont une peau considérée comme sensible quel que soit leur phototype.

Recensons maintenant les catégories de protection, qualifiées de façon identique aux risques :
Index UV 1 et 2 : FAIBLE
Ces valeurs de l’index n’appellent pas de protection particulière, quoique le port de lunettes de soleil demeure conseillé.
Index UV 3 et 4 : MODÉRÉE
Pour les peaux sensibles, il est conseillé de porter lunettes et chapeau et d’appliquer une crème FPS 15. Pour les peaux normales, une crème FPS 8 suffit.
Index UV 5 et 6 : ÉLEVÉE
Il faut éviter l’exposition des jeunes enfants et, tant en ce qui concerne les peaux normales que les peaux sensibles, porter chapeau et lunettes. La crème sera d’indice FPS 25 pour les peaux sensibles, 15 pour les peaux normales.
Index UV 7 et 8 : TRÈS FORTE
On doit éviter d’exposer les enfants entre 12 et 16 heures ; il faut aussi porter lunettes, chapeau et T-shirt et appliquer toutes les heures une crème d’indice FPS 40 pour les peaux sensibles, 25 pour les peaux normales.
Index UV 9 et plus : EXTRÊME
Pour les peaux sensibles, il est conseillé de rester à l’intérieur. Sinon, on doit porter vêtements, chapeau à larges bords et lunettes de haute protection (comme les lunettes de glacier) ; une crème d’indice 40 est à appliquer régulièrement sur les parties du corps restant exposées.

Si vous ne connaissez pas l’index UV…
Regardez votre ombre : si elle est plus petite que vous, le risque est présent !

En bref

1. Faire preuve de bon sens.
2. Ne pas s’exposer aux risques inutiles.
3. Éviter l’exposition aux heures où le soleil est au plus haut, donc entre 12 et 16 heures.
4. Pour bronzer sans danger, porter des lunettes de soleil enveloppantes munies de verres anti-UV.
5. Porter un chapeau à larges bords.
6. Porter des vêtements.
7. Appliquer régulièrement une crème de haut indice (FPS 25 ou plus), sans pour autant augmenter la durée d’exposition du corps.

Les opinions erronées

1. Des gouttelettes d’eau sur le corps rafraîchissent la peau et donnent une fausse impression de sécurité : il faut donc se méfier de semblables sensations.
2. Certains nuages, en particulier les voiles nuageux d’altitude, laissent passer presque tous les UV alors qu’en même temps ils font baisser fortement la température et la luminosité : un moment où il fait moins chaud ne signifie pas un moment où il y a moins de risque.
3. Une peau n’est pas totalement protégée parce qu’elle est bronzée ; elle risque alors peu les coups de soleil, mais subit les dommages des UV-A.
4. Le bronzage artificiel ne prépare pas aux agressions des UV solaires : au contraire, la table à bronzer est plus dangereuse, car elle émet directement les UV ; ce type de bronzage est d’ailleurs interdit aux mineurs.
5. L’écran total n’existe pas : une crème solaire, même de haut indice, reste un filtre, donc un système qui, comme une passoire, retient la majorité des UV mais laisse passer une partie d’entre eux.
6. Le rayonnement UV n’arrive pas uniquement du ciel, mais aussi après réflexion par le sol ou par l’eau ; il est ainsi possible de bronzer sous un parasol…
7. Un indice de protection FPS élevé n’autorise pas pour autant à prolonger l’exposition du corps au soleil.

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