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Les prévisions saisonnières pour Septembre - Octobre - Novembre  2014

28/08/2014

 

Qu'est-ce que la prévision saisonnière ?

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. Contrairement aux prévisions à échéance de quelques jours, l'information n'est pas détaillée ni chiffrée, mais présentée sous forme de prévisions qualitatives qui renseignent sur les grandes tendances (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale). Les climatologues analysent les résultats de modèles numériques comparables à ceux utilisés pour réaliser les prévisions à court terme, mais intégrant la modélisation des océans. Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage : faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. Les performances des prévisions saisonnières sont très variables. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et, pour la température, meilleures en hiver qu'en été. La fiabilité de ces prévisions est bien meilleure outre-mer qu'en métropole, en particulier pour les précipitations.

En savoir plus : notre dossier « la prévision saisonnière »

 

Prévisions pour Septembre - Octobre - Novembre 2014

Dans l'océan Pacifique, le phénomène « El Niño », qui a pris naissance au printemps, a marqué une pause cet été. Cependant, notre modèle* de prévision saisonnières, en accord avec l'ensemble de ceux produits par les organismes météorologiques de par le monde, suggère une reprise de son développement au cours du trimestre prochain. L'intensité du phénomène devrait rester faible à modérée, et son influence se limiter aux zones tropicales et à l'Océan Pacifique, affectant ainsi les territoires et les départements d'outre mer français.
Concernant l'Europe, les modèles dans leur ensemble suggèrent une différence entre le Nord et le Sud, avec une probabilité renforcée que les températures du trimestre prochain soient plus chaudes que la normale sur le nord et l'est de l'Europe. Plus au sud, aucune tendance ne se dégage en revanche, ni pour les températures ni pour les précipitations.

 

En France métropolitaine

Aucun scénario n'est privilégié, ni pour les températures ni pour les précipitations.

 

Antilles et Guyane

Un scénario plus sec que la normale pour les Antilles et la Guyane est toujours privilégié par une majorité de modèles.
Aucun scénario ne se dégage pour la température.
Du fait de températures de l'océan Atlantique tropical plus fraiches que la normale et d'une mousson africaine peu active, l'activité cyclonique sur les Antilles devrait rester inférieure à la normale le trimestre prochain.


La Réunion

Un scénario plus chaud et plus humide que la normale est prévu.


Mayotte

Un scénario plus chaud que la normale se dégage. Aucun scénario n'est privilégié pour les précipitations


Océan Pacifique

En Nouvelle-Calédonie : un scénario plutôt plus sec que la normale se dégage, avec des températures normales ou légèrement supérieures aux normales.

À Wallis et Futuna : les températures devraient être supérieures à la normale. Concernant les précipitations, les analyses montrent une probabilité légèrement plus forte d'un scénario plus sec que la normale.

En Polynésie : pour les trois prochains mois, les modèles semblent privilégier un scénario plus chaud sur les Marquises, proche des normales sur les Tuamotu alors que sur la Société, les îles Australes et les Gambier un scénario proche des normales à plus chaud est attendu. Concernant les précipitations pour les 3 mois à venir, les modèles continuent de privilégier un scénario sec sur les Marquises alors que sur les Tuamotu, Société et Gambier un scénario neutre est prévu. Seules les îles Australes affichent des précipitations plus importantes que la normale au cours du prochain trimestre.


* Les prévisions utilisées par Météo-France dans cette analyse sont issues des résultats des modèles couplés de Météo-France (MF), du Centre Européen de Prévisions Météorologiques à Moyen Terme (CEP), du Met. Office britannique (Met Office), du National Centers for Environmental Prediction américain (NCEP) et de la Japan Meteorological Agency (JMA). Les résultats du programme multi-modèles Eurosip (composé des modèles de Météo-France, du CEP, du Met Office et du NCEP) et de l'expérience multi-modèles menée en Corée sous l'égide de l'OMM (LC-MME) figurent également en bas des tableaux de synthèse à titre indicatif.


 

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