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Les prévisions saisonnières pour le trimestre décembre 2018 - janvier et février 2019

03/12/2018

Prévisions pour le trimestre décembre 2018, janvier et février 2019 sur l'Europe et la France métropolitaine

Au cours du trimestre à venir, les conditions devraient être en moyenne plus chaudes et plus humides que la normale sur le bassin méditerranéen. 
 
Sur l'Europe continentale, aucune tendance nette ne se dégage. Le scénario « plus chaud que la normale » est toutefois le moins probable.

Températures

En moyenne sur le trimestre, la température devrait être supérieure à la normale sur le bassin méditerranéen. Cette tendance était déjà présente dans la majorité des modèles lors des prévisions précédentes. 
 
Sur l'Europe continentale, la situation est plus incertaine. La circulation atmosphérique dominante n'est pas favorable à des conditions plus douces que la normale, c'est donc le scénario le moins probable. Cependant, aucun modèle ne privilégie pour autant un scénario froid, et la probabilité d'épisodes froids hivernaux n'est pas supérieure aux normales.
 

Prévisions saisonnières probabilistes de températures pour décembre 2018 - janvier et février 2019
Figure 1 : Synthèse des prévisions probabilistes pour les températures.
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Précipitations

Le bassin méditerranéen devrait connaître un hiver plus arrosé que la normale. 
 
Sur l'Europe continentale, aucun scénario ne se dégage, les modèles prévoient des scénarios très différents.

Prévisions saisonnières probabilistes de précipitations pour décembre 2018 - janvier et février 2019
Figure 2 : Synthèse des prévisions probabilistes pour les précipitations.

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Ailleurs dans le monde

L'Océan Pacifique continue de se réchauffer le long de l'équateur et l'épisode El Niño annoncé depuis plusieurs mois devrait arriver à maturité au cours du trimestre prochain. Son intensité sera modérée, il sera bien moins fort que l'épisode de l'hiver 2015/2016. Ce phénomène est un élément essentiel à l'échelle du globe pour la prévision saisonnière car c'est une des principales sources de prévisibilité à ces échéances lointaines.
 

Prévision d'anomalie de température de surface des océans pour le trimestre décembre 2018 - janvier et février 2019

Figure 3 : Anomalies de température de surface de la mer prévues par le modèle de Météo-France pour le trimestre décembre-janvier-février 2018/2019.
La zone orange au centre du Pacifique, le long de l'équateur, indique des anomalies de l'ordre de +1°C à +2°C. C'est un marqueur du phénomène El Nino © Météo-France
(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)
 
Les conséquences vont surtout se faire sentir sur les régions tropicales, avec un déficit probable de précipitations sur l'Indonésie, la Malaisie, et l'Australie, mais également sur les Antilles françaises, où les conditions sèches présentes depuis plusieurs mois devraient perdurer. 
 
Il devrait en revanche pleuvoir plus que d'ordinaire sur le sud des États-Unis, le Mexique et les côtes du Pérou et de l'Équateur. 
 

Outre-mer

Retrouvez les prévisions saisonnières Outre-mer sur les sites suivants :

Antilles et Guyane : http://www.meteofrance.gp/climat/previsions-saisonnieres

La Réunion et Mayotte : http://www.meteofrance.re/climat/previsions-saisonnieres

Nouvelle-Calédonie : http://www.meteo.nc/nouvelle-caledonie/previsions/previsions-saisonnieres

Wallis et Futuna : http://www.meteo.nc/wallis-et-futuna/previsions/previsions-saisonnieres 

Polynésie : https://meteo.pf/fr/previsions-3-mois

Le prochain bulletin sera publié fin Décembre 2018. Il proposera les prévisions pour le trimestre janvier - février - mars 2019.

Télécharger ce bulletin au format pdf (857,2ko)

Qu'est-ce que la prévision saisonnière ?

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. Contrairement aux prévisions à échéance de quelques jours, l'information n'est pas détaillée ni chiffrée, mais présentée sous forme de prévisions qualitatives qui renseignent sur les grandes tendances (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale). Les climatologues analysent les résultats de modèles numériques comparables à ceux utilisés pour réaliser les prévisions à court terme, mais intégrant la modélisation des océans. Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage : faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. Les performances des prévisions saisonnières sont très variables. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et pour la température, meilleures en hiver qu'en été. La fiabilité de ces prévisions est bien meilleure outre-mer qu'en métropole, en particulier pour les précipitations.

Les prévisions utilisées par Météo-France dans cette analyse sont issues des résultats de l'ensemble multi-modèles EUROSIP composé des modèles de Météo-France (MF), du Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen Terme (ECMWF), du Met Office britannique (Met Office), du National Center for Environmental Prediction américain (NCEP), de la Japan Meteorological Agency (JMA), ainsi que de l'expérience multi-modèles menée en Corée du Sud sous l'égide de l'OMM (LC-MME).

En savoir plus : notre dossier « la prévision saisonnière ».

 

 

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