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Les prévisions saisonnières pour le trimestre juin, juillet et août 2017


31/05/2017

 

Prévisions pour le trimestre juin, juillet et août 2017 sur l'Europe et la France métropolitaine

Situation générale :

Ce mois-ci, les modèles de prévision saisonnière ne détectent aucune anomalie particulière sur l'Europe pour le climat des 3 mois à venir, hormis, sur les températures, la tendance de fond liées au changement climatique.

Pour les températures :

Pour l'été à venir, la probabilité de température plus élevées que la normale, calculée par rapport à la période de référence 1981-2010, concerne pratiquement tout le continent. Cette probabilité est plus forte pour le sud de l'Europe et le pourtour méditerranéen. Pour le nord-est de l'Europe et la Russie, aucun scénario majoritaire ne ressort des simulations.

Prévisions saisonnières probabilistes de températures pour juin, juillet et août 2017 sur l'Europe

Figure 1 : Synthèse des prévisions probabilistes pour les températures.
(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)


Pour les précipitations :

Aucune tendance sur les précipitations ne se dégage sur l'Europe dans les modèles de prévision saisonnière pour l'été à venir.

Prévisions saisonnières probabilistes de précipitations pour juin, juillet et août 2017 sur l'Europe

Figure 12: Synthèse des prévisions probabilistes pour les précipitations.
(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)

 

Prévisions pour le trimestre  juin, juillet et août 2017 ailleurs dans le monde
 
La machine climatique planétaire présente en ce moment très peu d'écart à son état moyen. On note un réchauffement quasi généralisé mais uniforme (voir figure 3), qui marque l'effet du changement climatique, mais pas d'anomalies localisées susceptibles d'enclencher de grandes tendances dynamiques sur un trimestre, détectables par les modèles de prévision saisonnière.   
 
L'Océan Pacifique tropical, premier réservoir de chaleur du globe, présente un faible anomalie chaude uniforme, qui devrait peu varier au cours des trois prochains mois mais dont on surveille une possible évolution ultérieure vers un phénomène El Niño. 

Dans le même temps, les modèles laissent envisager un faible risque de retour à des conditions « El Niño » (le vrai celui-ci !) à partir des mois de juillet ou août. Les prévisions actuelles indiquent cependant que la probabilité de survenue et l'intensité de cet épisode potentiel sont faibles. 

Probabilité d'écarts à la normale de températures par le multi-modèles EUROSIP pour juin, juillet et août 2107
Figure 3 : Probabilité de températures supérieures (du jaune au rouge) ou inférieures (en bleu) à la normale par le multi-modèles EUROSIP (liste des contributeurs en fin de bulletin) pour le trimestre juin – juillet – août 2017 : on note une importante prédominance des zones rouges qui marque le changement climatique par rapport à la période de référence 1981-2010.

 

Outre mer

Retrouvez les prévisions saisonnières Outre-Mer sur les sites suivants :

Antilles et Guyane : http://www.meteofrance.gp

La Réunion et Mayotte : http://www.meteofrance.re/climat/previsions-saisonnieres

Nouvelle-Calédonie : http://www.meteo.nc/nouvelle-caledonie/previsions/previsions-saisonnieres

Wallis et Futuna : http://www.meteo.nc/wallis-et-futuna/previsions/previsions-saisonnieres 

Polynésie : http://www.meteo.pf/climat/pdf/perspectives_3mois.pdf

Le prochain bulletin sera publié fin juin 2017. Il proposera les prévisions pour le trimestre juillet – août – septembre 2017.

Qu'est-ce que la prévision saisonnière ?

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. Contrairement aux prévisions à échéance de quelques jours, l'information n'est pas détaillée ni chiffrée, mais présentée sous forme de prévisions qualitatives qui renseignent sur les grandes tendances (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale). Les climatologues analysent les résultats de modèles numériques comparables à ceux utilisés pour réaliser les prévisions à court terme, mais intégrant la modélisation des océans. Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage : faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. Les performances des prévisions saisonnières sont très variables. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et pour la température, meilleures en hiver qu'en été. La fiabilité de ces prévisions est bien meilleure outre-mer qu'en métropole, en particulier pour les précipitations.

Les prévisions utilisées par Météo-France dans cette analyse sont issues des résultats de l'ensemble multi-modèles EUROSIP composé des modèles de Météo-France (MF), du Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen Terme (ECMWF), du Met Office britannique (Met Office), du National Center for Environmental Prediction américain (NCEP), de la Japan Meteorological Agency (JMA), ainsi que de l'expérience multi-modèles menée en Corée du Sud sous l'égide de l'OMM (LC-MME).

En savoir plus : notre dossier « la prévision saisonnière ».