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Les prévisions saisonnières pour le trimestre septembre - octobre - novembre 2018

29/08/2018

Prévisions pour le trimestre septembre, octobre et novembre 2018 sur l'Europe et la France métropolitaine

Sur la France, l'automne devrait être plus chaud que la normale. Pour les précipitations, il n'apparaît aucune tendance dominante dans les prévisions.

Températures

Au cours des trois mois à venir, les conditions anticycloniques devraient continuer à être plus fréquentes que la normale sur le nord de l'Europe. L'Atlantique Nord devrait, à l'inverse, connaître des conditions plus dépressionnaires que la normale. 
Cette situation est favorable à des températures supérieures aux normales sur une grande partie du continent. Sur la Norvège et la Suède cette probabilité est même assez forte. 
Sur la frange ouest et une grande partie du Bassin Méditerranéen, les conditions sont plus incertaines. Sur l'extrême ouest du continent, les températures moyennes devraient rester proches des normales.
 

Synthèse des prévisions probabilistes pour les températures.
Figure 1 : Synthèse des prévisions probabilistes pour les températures.
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Précipitations

Les conditions climatiques prévues, pour le trimestre prochain, devraient générer  moins de précipitations que la normale sur l'Europe Centrale. Ailleurs, et notamment sur la France, aucune tendance ne se dégage. 
 

Synthèse des prévisions probabilistes pour les précipitations.
Figure 2 : Synthèse des prévisions probabilistes pour les précipitations.

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Ailleurs dans le monde :

L'Océan Pacifique est en cours de réchauffement le long de l'équateur. L'apparition d'un phénomène El Niño est maintenant très probable pour la fin de l'année. C'est un élément essentiel à l'échelle du globe pour la prévision saisonnière car c'est une des principales sources de prévisibilité à ces échéances lointaines.

Anomalies de température de surface de la mer prévues par le modèle de Météo-France pour le trimestre septembre-octobre-novembre 2018.

Anomalies de température de surface de la mer prévues par le modèle de Météo-France pour le trimestre septembre-octobre-novembre 2018.

La zone orange au centre du Pacifique, le long de l'équateur, indique des anomalies de l'ordre de +1°C. C'est un marqueur du phénomène El Nino en cours de développement.- © Météo-France
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Les conséquences vont progressivement se faire sentir à proximité au cours du trimestre prochain avec une augmentation des précipitations sur le Pacifique et une diminution sur l'Australie, l'Indonésie, les Philippines ou la Malaisie. 

Sur l'Atlantique tropical entre les côtes de l'Afrique Occidentale et les Caraïbes, la persistance de températures de l'océan inférieures aux normales devrait limiter les précipitations sur les Antilles. Cette situation continue d'être plutôt défavorable aux phénomènes cycloniques. L'intensité de la fin de saison cyclonique sur l'Atlantique devrait donc rester inférieure à la normale.

Outre-Mer

Retrouvez les prévisions saisonnières Outre-Mer sur les sites suivants :

Antilles et Guyane : http://www.meteofrance.gp/climat/previsions-saisonnieres

La Réunion et Mayotte : http://www.meteofrance.re/climat/previsions-saisonnieres

Nouvelle-Calédonie : http://www.meteo.nc/nouvelle-caledonie/previsions/previsions-saisonnieres

Wallis et Futuna : http://www.meteo.nc/wallis-et-futuna/previsions/previsions-saisonnieres 

Polynésie : http://www.meteo.pf/climat/pdf/perspectives_3mois.pdf

Le prochain bulletin sera publié fin septembre 2018. Il proposera les prévisions pour le trimestre octobre  – novembre – décembre 2018.

Télécharger ce bulletin au format pdf  (1,1 Mo)

Qu'est-ce que la prévision saisonnière ?

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. Contrairement aux prévisions à échéance de quelques jours, l'information n'est pas détaillée ni chiffrée, mais présentée sous forme de prévisions qualitatives qui renseignent sur les grandes tendances (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale). Les climatologues analysent les résultats de modèles numériques comparables à ceux utilisés pour réaliser les prévisions à court terme, mais intégrant la modélisation des océans. Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage : faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. Les performances des prévisions saisonnières sont très variables. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et pour la température, meilleures en hiver qu'en été. La fiabilité de ces prévisions est bien meilleure outre-mer qu'en métropole, en particulier pour les précipitations.

Les prévisions utilisées par Météo-France dans cette analyse sont issues des résultats de l'ensemble multi-modèles EUROSIP composé des modèles de Météo-France (MF), du Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen Terme (ECMWF), du Met Office britannique (Met Office), du National Center for Environmental Prediction américain (NCEP), de la Japan Meteorological Agency (JMA), ainsi que de l'expérience multi-modèles menée en Corée du Sud sous l'égide de l'OMM (LC-MME).

En savoir plus : notre dossier « la prévision saisonnière ».

 

 

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