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Les prévisions saisonnières pour le trimestre novembre-décembre 2019-janvier 2020

Europe et France métropolitaine

Pour le trimestre prochain, les modèles de prévisions saisonnières s'accordent sur une circulation atmosphérique d'ouest, donc à dominante océanique et globalement synonyme de douceur, avec davantage de précipitations au nord de l'Europe qu'au sud.

 

Températures

 
Synthèse pour les températures. © Météo-France.

Avec le flux d'ouest dominant, des conditions qui devraient être plus douces que la normale sont prévues sur une grande partie ouest de l'Europe, incluant la France. À l'inverse, le Proche-Orient pourrait connaître un temps plus froid que la normale.

Précipitations

 
Synthèse pour les précipitations. © Météo-France.

Pour ce qui concerne les précipitations, la circulation de perturbations océaniques fréquentes devraient générer des conditions plus humides que la normale sur l'Europe du Nord-Ouest, tandis que l'Europe méditerranéenne, située sous des champs de pression plus élevés en moyenne, devrait connaître des conditions plus sèches que la normale. La France devrait se situer au carrefour de ces influences, avec des conditions plus humides au nord de la Loire et plus sèches autour de la Méditerranée. Entre les deux, aucun signal significatif ne se dégage.

Ailleurs dans le monde

Malgré l'absence du phénomène El Niño dans l'océan Pacifique, le prochain trimestre est prévu plus sec que la normale sur l'Indonésie et l'Australie d'une part, et plus humide que la normale sur l'Afrique de l'Est (Kenya, Tanzanie, Somalie, Éthiopie…) d'autre part. Ceci est dû à de fortes anomalies de températures de l'océan Indien, qui est beaucoup plus chaud que la normale à l'ouest (au large des côtes africaines donc) et plus froid que la normale à l'est (au voisinage d'Indonésie). Cette configuration océanique, appelée Dipôle de l'océan Indien (ou IOD en anglais) influe sur le climat des pays voisins mais semble également augmenter la prévisibilité sur l'Europe pour le prochain trimestre.

Anomalies de précipitations prévues par le système multi-modèle de Copernicus Climat Change Services (C3S ; https://climate.copernicus.eu/charts/c3s_seasonal ) regroupant les modèles français, anglais, allemand, italien, américain, et le modèle du Centre européen pour le trimestre novembre-décembre 2019-janvier 2020. Les couleurs marrons représentent les fortes probabilités de déficit de précipitations et les couleurs vertes les fortes probabilités d'excédents (probabilité d'autant plus élevée que la couleur est foncée).

 

Outre-mer

Retrouvez les prévisions saisonnières outre-mer sur les sites suivants :
Antilles-Guyane : http://www.meteofrance.gp/climat/previsions-saisonnieres
Réunion et Mayotte : http://www.meteofrance.re/climat/previsions-saisonnieres
Nouvelle-Calédonie :  http://www.meteo.nc/nouvelle-caledonie/previsions/previsions-saisonnieres
Wallis et Futuna :  http://www.meteo.nc/wallis-et-futuna/previsions/previsions-saisonnieres
Polynésie : https://meteo.pf/fr/previsions-3-mois

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Le prochain bulletin sera publié fin novembre 2019. Il proposera les prévisions pour le trimestre décembre 2019-janvier-février 2020 (hiver météorologique).
 

Qu'est-ce que la prévision saisonnière ?

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. Contrairement aux prévisions à échéance de quelques jours, l'information n'est pas détaillée ni chiffrée, mais présentée sous forme de prévisions qualitatives qui renseignent sur les grandes tendances (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale). Les climatologues analysent les résultats de modèles numériques comparables à ceux utilisés pour réaliser les prévisions à court terme, mais intégrant la modélisation des océans. Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage : faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. Les performances des prévisions saisonnières sont très variables. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et, pour la température, meilleures en hiver qu'en été. La fiabilité de ces prévisions est bien meilleure outre-mer qu'en métropole, en particulier pour les précipitations.
Les prévisions utilisées par Météo-France dans cette analyse sont issues des résultats de l'ensemble multi-modèles C3S (Copernicus Climate Change Service) composé des modèles de Météo-France (MF), du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF), du Met Office britannique (Met Office), du Centro Euro-Mediterraneo sui Cambiamenti Climatici italien (CMCC), du Deutscher Wetterdienst allemand (DWD) ainsi que de l'expérience multi-modèles menée en Corée du Sud sous l'égide de l'OMM (LC-MME).

Pour en savoir plus, consultez notre dossier « La prévision saisonnière ».

 

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