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Les prévisions saisonnières pour Décembre 2014, Janvier et Février 2015

25/11/2014

 

Qu'est-ce que la prévision saisonnière ?

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. Contrairement aux prévisions à échéance de quelques jours, l'information n'est pas détaillée ni chiffrée, mais présentée sous forme de prévisions qualitatives qui renseignent sur les grandes tendances (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale). Les climatologues analysent les résultats de modèles numériques comparables à ceux utilisés pour réaliser les prévisions à court terme, mais intégrant la modélisation des océans. Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage : faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. Les performances des prévisions saisonnières sont très variables. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et, pour la température, meilleures en hiver qu'en été. La fiabilité de ces prévisions est bien meilleure outre-mer qu'en métropole, en particulier pour les précipitations.

En savoir plus : notre dossier « la prévision saisonnière »

 

Prévisions pour décembre 2014 , janvier et février 2015

Le phénomène climatique le plus marquant sur la planète actuellement se produit dans l'océan Pacifique au voisinage de l'Equateur, où la température de l'océan est plus chaude que la normale. Cette anomalie, caractéristique d'un phénomène El Niño, reste cependant relativement faible et ne devrait s'accentuer que très peu jusqu'à la fin de l'année. Les modèles de prévisions saisonnières semblent ensuite amorcer une baisse lente de la température de l'océan en début d'année prochaine. L'influence du phénomène restera donc limitée aux régions tropicales proches.

Concernant l'Europe, les modèles s'accordent sur une prédominance de masses d'air océaniques douces, engendrant des températures plus chaudes que la normale dans la continuité des mois précédents. Ils divergent en revanche concernant la trajectoire préférentielle des perturbations. Il en résulte des différences importantes de prévision de précipitations, qui ne permettent pas de choisir entre un scénario humide ou sec pour l'hiver.

 

En France métropolitaine

La majorité des modèles issus des centres de prévision saisonnière de part le monde convergent vers la prévision d'un hiver plus chaud que la normale tandis qu'aucune tendance ne se dégage pour les précipitations.

 

Océan Atlantique

Antilles et Guyane

Un scénario plus chaud que la normale pour les Antilles et la Guyane est privilégié par une majorité de modèles.

Concernant les précipitations, la Guyane devrait connaître un trimestre plus sec que la normal. En revanche aucun scénario ne se dégage sur les Antilles.

 

Saint-Pierre et Miquelon

Un scénario plus chaud et plus humide que la normale est privilégié.

 

Océan Indien

La Réunion et Mayotte

Les modèles s'accordent toujours sur un scénario plus chaud et plus humide que la normale.

La saison cyclonique devrait être plus intense que la normale dans le sud-ouest de l'océan Indien.

 

Océan Pacifique

En Nouvelle-Calédonie

Dans la continuité des précédentes prévisions, un scénario plus sec que la normale semble se maintenir pour le trimestre prochain. Aucun scénario n'est privilégié pour les températures.

À Wallis et Futuna

Le trimestre à venir devrait être plus chaud et plus humide que la normale.

En Polynésie

Un scénario plus chaud que la normale semble se dessiner sur le sud-ouest du territoire (archipels de la Société et des Australes). Sur le reste du territoire, on prévoit des températures proches des normales. De même, les précipitations devraient suivre un dégradé sud-ouest/nord-est avec un trimestre plus humide que la normale sur les archipels des Australes et de la Société et des précipitations inférieures aux normales sur les Marquises.


* Les prévisions utilisées par Météo-France dans cette analyse sont issues des résultats des modèles couplés de Météo-France (MF), du Centre Européen de Prévisions Météorologiques à Moyen Terme (CEP), du Met. Office britannique (Met Office), du National Centers for Environmental Prediction américain (NCEP) et de la Japan Meteorological Agency (JMA). Les résultats du programme multi-modèles Eurosip (composé des modèles de Météo-France, du CEP, du Met Office et du NCEP) et de l'expérience multi-modèles menée en Corée sous l'égide de l'OMM (LC-MME) figurent également en bas des tableaux de synthèse à titre indicatif.

 


 

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