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Les prévisions saisonnières pour le trimestre mai- juin-juillet 2019

Europe et France métropolitaine

Les prévisions saisonnières sur l'Europe pour la fin du printemps et le début de l'été sont encore assez incertaines.
Si les températures devraient globalement être supérieures aux normales sur la plus grande partie de notre continent, les tendances sont moins nettes pour les précipitations.
Néanmoins il y a une plus forte probabilité de connaître des conditions anticycloniques au nord du continent qu'au sud.

Températures

Des conditions anticycloniques devraient dominer la période sur l'Europe Centrale et l'Europe du Nord, avec des températures (maximales surtout) supérieures aux normales, tandis que le temps pourrait être plus instable autour de la Méditerranée, notamment orientale, ce qui y limiterait la progression des températures.
 


Synthèse des prévisions probabilistes pour les températures. © Météo-France.
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Précipitations

En liaison avec le positionnement le plus probable des centres d'action, des conditions sèches sont attendues du nord-est de la France à l'Allemagne aux Pays Baltes et au sud de la Scandinavie, tandis que le temps pourrait être plus humide qu'à l'accoutumée des Balkans à la Grèce et à la Turquie. Ailleurs, aucune tendance significative ne se dégage.


Synthèse des prévisions probabilistes pour les précipitations. © Météo-France.

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Ailleurs dans le monde


L'épisode El Niño en cours dans l'océan Pacifique, bien que de faible intensité, a des répercussions sur l'activité pluvieuse des zones tropicales proches. Ainsi, au cours des prochains mois, les précipitations devraient être déficitaires sur les départements des Antilles et de la Guyane, et la saison cyclonique sur l'Atlantique nord devrait également être moins active que la normale (en nombre total d'ouragans, ce qui n'exclut le passage de systèmes tropicaux sur l'un ou l'autre de nos départements antillais).

Anomalies de précipitations prévues par le système multi-modèle de Copernicus Climat Change Services (C3S ; https://climate.copernicus.eu/charts/c3s_seasonal ), regroupant les modèles français, anglais, allemand, italien et le modèle du Centre européen, pour le trimestre mai-juin-juillet 2019. Les couleurs marrons représentent les fortes probabilités de déficit de précipitations et les couleurs vertes les fortes probabilités d'excédents. Entourée en rouge : la zone de précipitations déficitaires concernant les Antilles et la mer des Caraïbes. © Météo-France.
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Outre-mer

Retrouvez les prévisions saisonnières Outre-mer sur les sites suivants :

Antilles et Guyane : http://www.meteofrance.gp/climat/previsions-saisonnieres

La Réunion et Mayotte : http://www.meteofrance.re/climat/previsions-saisonnieres

Nouvelle-Calédonie : http://www.meteo.nc/nouvelle-caledonie/previsions/previsions-saisonnieres

Wallis et Futuna : http://www.meteo.nc/wallis-et-futuna/previsions/previsions-saisonnieres 

Polynésie : https://meteo.pf/fr/previsions-3-mois
 

Le prochain bulletin sera publié fin mai 2019. Il proposera les prévisions pour le trimestre juin-juillet-août 2019.

Télécharger ce bulletin au format pdf (589ko)

Qu'est-ce que la prévision saisonnière ?

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. Contrairement aux prévisions à échéance de quelques jours, l'information n'est pas détaillée ni chiffrée, mais présentée sous forme de prévisions qualitatives qui renseignent sur les grandes tendances (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale). Les climatologues analysent les résultats de modèles numériques comparables à ceux utilisés pour réaliser les prévisions à court terme, mais intégrant la modélisation des océans. Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage : faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. Les performances des prévisions saisonnières sont très variables. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et pour la température, meilleures en hiver qu'en été. La fiabilité de ces prévisions est bien meilleure outre-mer qu'en métropole, en particulier pour les précipitations.

Les prévisions utilisées par Météo-France dans cette analyse sont issues des résultats de l'ensemble multi-modèles EUROSIP composé des modèles de Météo-France (MF), du Centre européen de pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF), du Met Office britannique (Met Office), du National Center for Environmental Prediction américain (NCEP), de la Japan Meteorological Agency (JMA), ainsi que de l'expérience multi-modèles menée en Corée du Sud sous l'égide de l'OMM (LC-MME).

Pour en savoir plus, consulter notre dossier :  « La prévision saisonnière ».

 

 

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