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Les prévisions saisonnières pour le trimestre janvier-février-mars 2020

Europe et France métropolitaine

Pour le trimestre prochain, les modèles de prévisions saisonnières s'accordent sur une circulation atmosphérique d'ouest. Cette dominante océanique est globalement synonyme de douceur, avec des précipitations plus abondantes que la normale au nord de l'Europe et au contraire moins abondantes au sud.Dans cette configuration, caractérisée par un anticyclone des Açores en moyenne plus puissant que la normale et une dépression d'Islande plus creuse, les perturbations et les coups de vent associés devraient être plus fréquents que la normale sur le nord de l'Europe.

Températures

Prévisions saisonnières probabilistes de températures pour janvier, février et mars 2020 
Synthèse pour les températures. © Météo-France.

Avec le flux d'ouest dominant, des conditions qui devraient être plus doucesque la normalesont prévues sur une grande partie de l'Europe, incluant la France.

Précipitations

Pour ce qui concerne les précipitations, la circulation de perturbations océaniques fréquentes devrait générer des conditions plus humides que la normale sur le nord de l'Europe, tandis que le bassin méditerranéen, situé sous des champs de pression plus élevés en moyenne, devrait connaître des conditions plus sèches que la normale. Entre les deux, la partie hachurée correspond à une zone d'incertitude où il est difficile de privilégier un scénario plutôt qu'un autre. 

Prévisions saisonnières probabilistes de précipitations pour janvier, février et mars 2020 
Synthèse pour les précipitations. © Météo-France.

Ailleurs dans le monde

Ces derniers mois, les pluies plus marquées que la normale sur l'Afrique de l'Est, et la sécheresse sur l'Australie, sont liés à la phase positive du Dipôle de l'Océan indien. Ce dipôle se caractérise par de fortes anomalies positives de températures de surface de la mer sur l'ouest de l'océan indien et des anomalies négatives à l'est. En atténuation les prochains mois Il continue néanmoins d'influencer le temps surtout aux latitudes tropicales. Lors du prochain trimestre il contribue aux anomalies chaudes de températures sur le sud de l'Afrique ainsi que sur l'Australie illustrée par la carte ci-dessous.

Anomalies de températures prévues pour le trimestre janvier, février et mars 2020

Anomalies de températures à 2 m prévues par le système multi-modèle de Copernicus Climat Change Services (C3S ; https://climate.copernicus.eu/charts/c3s_seasonal ) regroupant les modèles français, anglais, allemand, italien, américain, et le modèle du Centre européen pour le trimestre janvier-février-mars 2020. Les couleurs orange/rouge représentent les anomalies positives de températures et les couleurs bleues les  anomalies négatives (anomalie d'autant plus élevée que la couleur est foncée).

 

Outre-mer

Retrouvez les prévisions saisonnières outre-mer sur les sites suivants :
Antilles-Guyane : http://www.meteofrance.gp/climat/previsions-saisonnieres
Réunion et Mayotte : http://www.meteofrance.re/climat/previsions-saisonnieres
Nouvelle-Calédonie :  http://www.meteo.nc/nouvelle-caledonie/previsions/previsions-saisonnieres
Wallis et Futuna :  http://www.meteo.nc/wallis-et-futuna/previsions/previsions-saisonnieres
Polynésie : https://meteo.pf/fr/previsions-3-mois

Télécharger ce bulletin au format pdf (998,8 ko)

Le prochain bulletin sera publié fin janvier 2020. Il proposera les prévisions pour le trimestre février-mars-avril 2020.
 

Qu'est-ce que la prévision saisonnière ?

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. Contrairement aux prévisions à échéance de quelques jours, l'information n'est pas détaillée ni chiffrée, mais présentée sous forme de prévisions qualitatives qui renseignent sur les grandes tendances (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale). Les climatologues analysent les résultats de modèles numériques comparables à ceux utilisés pour réaliser les prévisions à court terme, mais intégrant la modélisation des océans. Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage : faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. Les performances des prévisions saisonnières sont très variables. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et, pour la température, meilleures en hiver qu'en été. La fiabilité de ces prévisions est bien meilleure outre-mer qu'en métropole, en particulier pour les précipitations.
Les prévisions utilisées par Météo-France dans cette analyse sont issues des résultats de l'ensemble multi-modèles C3S (Copernicus Climate Change Service) composé des modèles de Météo-France (MF), du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (ECMWF), du Met Office britannique (Met Office), du Centro Euro-Mediterraneo sui Cambiamenti Climatici italien (CMCC), du Deutscher Wetterdienst allemand (DWD) ainsi que de l'expérience multi-modèles menée en Corée du Sud sous l'égide de l'OMM (LC-MME).

Pour en savoir plus, consultez notre dossier « La prévision saisonnière ».

 

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