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Les prévisions saisonnières pour le trimestre mai, juin et juillet 2017


28/04/2017

 

Prévisions pour le trimestre mai, juin et juillet 2017 sur l'Europe et la France métropolitaine

Situation générale :

Les prévisions des modèles sont très dispersées pour le trimestre prochain. Parmi tous les scénarios possibles, le plus probable est celui d'un contexte plus anticyclonique que la normale sur le Nord et l'Ouest de l'Europe tandis qu'un scénario plus perturbé qu'à l'accoutumée est probable de l'Italie à la Grèce.

Pour les températures :

Le type de circulation atmosphérique prévu majoritairement par les modèles pour la fin du printemps et le début d'été favoriserait des conditions plus chaudes que la normale des Îles Britanniques à la Norvège, ainsi que de la Bretagne à la Belgique et au Danemark. L'extrême sud-est de l'Europe (Grèce, Ukraine), la Turquie et le Proche Orient devraient également connaître des conditions plus chaudes que la normale. 
Ailleurs en Europe aucun scénario n'est privilégié.

Prévisions saisonnières probabilistes de températures sur l'Europe pour le trimestre mai-juil-juillet 2017

Figure 1 : Synthèse des prévisions probabilistes pour les températures.
(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)


Pour les précipitations :

Les modèles proposent un scénario plus sec que la normale sur une large façade ouest de l'Europe, depuis le Portugal jusqu'aux Îles Britanniques et à la Scandinavie, en passant par la Bretagne, le  Benelux et le nord de l'Allemagne. Un scénario plus humide (sans doute orageux) émerge du sud de l'Italie à la Grèce, au sud des Balkans et à l'ouest de la Turquie. Ailleurs, aucun scénario ne se dégage. 

Prévisions saisonnières probabilistes de précipitations sur l'Europe pour le trimestre mai-juil-juillet 2017

Figure 12: Synthèse des prévisions probabilistes pour les précipitations.
(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)

En résumé pour la France :

  • Pour les températures : pas de scénario privilégié sur la plus grande partie du pays, excepté près de la Manche, où la probabilité de températures supérieures aux normales de saison est un peu plus élevée. Cette tendance moyenne ne signifie en aucun cas que le risque de vague de chaleur y est plus marqué qu'ailleurs sur le pays.
     
  • Pour les précipitations : si la tendance est à un scénario plus sec que la normale sur le tiers nord-ouest de l'Hexagone, il n'y a pas de scénario dominant ailleurs. Ces tendances sont toutefois à prendre avec précaution, car la prévisibilité sur l'Europe est généralement faible (notamment en saison chaude), et a fortiori pour les précipitations, dont les disparités spatiales peuvent d'ailleurs être importantes au sein d'une même région. Ces restrictions étant posées, les conditions prévues pour le trimestre mai-juin-juillet ne semblent toutefois pas très favorables à une amélioration significative de la situation de sécheresse présente à la fin du mois d'avril sur le nord et l'ouest du pays. 

Pour plus d'informations sur la situation hydrologique actuelle en France, consultez notre actualité sur le sujet.

Prévisions pour le trimestre mai, juin et juillet 2017 sur le reste du Globe
 

Dans l'Océan Pacifique, l'intense épisode El Niño du début d'année 2016 a laissé place en fin d'année à un faible épisode « La Niña » qui n'a pas eu de conséquences marquantes sur le système climatique mondial. Actuellement, les conditions climatiques de l'océan Pacifique tropical sont « neutres », c'est-à-dire proches de la normale en termes de températures océaniques. 

Toutefois, un phénomène nommé « El Niño costero » (le Niño côtier) s'est produit en début d'année (jusqu'au mois de mars inclus) sur le nord-ouest du Pérou et le sud de l'Équateur. Il a donné lieu à des pluies torrentielles, liées à la présence d'eaux de surface très chaudes par rapport à la normale à proximité des côtes. Ce phénomène très local se produit tous les ans dans ces régions, mais avec une intensité généralement beaucoup plus modérée. Il ne s'agit toutefois en aucun cas d'un phénomène « El Niño » tel qu'observé en 2015-2016, et son influence reste locale. Par ailleurs, les anomalies de température de l'océan qui lui ont donné naissance devraient diminuer et les températures retrouver des valeurs plus conformes aux normales au cours des prochains mois.

Dans le même temps, les modèles laissent envisager un faible risque de retour à des conditions « El Niño » (le vrai celui-ci !) à partir des mois de juillet ou août. Les prévisions actuelles indiquent cependant que la probabilité de survenue et l'intensité de cet épisode potentiel sont faibles. 

Prévision des anomalies de températures de surface de l'océan Pacifique dans la zone Niño 3.4 par le multi-modèles EUROSIP pour le trimestre mai-juin-juillet 2017
Figure 3 : Prévisions d'anomalies de température de surface de la mer dans la zone dite Niño 3.4 (située au centre de l'océan Pacifique équatorial) par le multi-modèle EUROSIP, pour le trimestre mai – juin – juillet 2017 : la moitié des scénarios prévus sont contenus dans la zone orange foncé et 80% des scénarios à l'intérieur des zones orange clair + orange foncé.

 

Outre mer

Océan Atlantique

Antilles :
Un scénario plus chaud et plus sec que la normale est probable.

Guyane :
Le trimestre devrait être proche de la normale tant en matière de précipitations que de températures. 

Saint-Pierre et Miquelon :
Un scénario plus doux et plus humide que la normale est probable. 

Océan Indien

La Réunion et Mayotte :
Les températures et les précipitations devraient être supérieures à la normale.
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Océan Pacifique

Nouvelle-Calédonie :
Des conditions plus chaudes que la normale sont probables. Par contre, aucun scénario ne se dégage pour les précipitations.
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Wallis et Futuna :     
Les températures devraient être proches des normales. Aucun scénario ne se dégage pour les précipitations.
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Polynésie
Les modèles indiquent toujours une probabilité renforcée de températures supérieures aux normales. Pas de scénario privilégié pour les précipitations, sauf sur les Marquises où elles devraient être supérieures à la normale.
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Le prochain bulletin sera publié fin mai 2017. Il proposera les prévisions pour le trimestre juin – juillet – août 2017, correspondant à l'été météorologique dans l'hémisphère Nord.

Qu'est-ce que la prévision saisonnière ?

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. Contrairement aux prévisions à échéance de quelques jours, l'information n'est pas détaillée ni chiffrée, mais présentée sous forme de prévisions qualitatives qui renseignent sur les grandes tendances (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale). Les climatologues analysent les résultats de modèles numériques comparables à ceux utilisés pour réaliser les prévisions à court terme, mais intégrant la modélisation des océans. Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage : faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. Les performances des prévisions saisonnières sont très variables. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et pour la température, meilleures en hiver qu'en été. La fiabilité de ces prévisions est bien meilleure outre-mer qu'en métropole, en particulier pour les précipitations.

En savoir plus : notre dossier « la prévision saisonnière ».


Les prévisions utilisées par Météo-France dans cette analyse sont issues des résultats de l'ensemble multi-modèles EUROSIP composé des modèles de Météo-France (MF), du Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen Terme (ECMWF), du Met Office britannique (Met Office), du National Center for Environmental Prediction américain (NCEP), de la Japan Meteorological Agency (JMA), ainsi que de l'expérience multi-modèles menée en Corée du Sud sous l'égide de l'OMM (LC-MME).

Télécharger le bulletin de prévisions saisonnières pour le trimestre mai, juin et juillet 2017 (797,3 ko)