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Les prévisions saisonnières pour le trimestre août, septembre et octobre 2017


25/07/2017

 

Prévisions pour le trimestre août, septembre et octobre 2017 sur l'Europe et la France métropolitaine

Tendance plutôt chaude et sèche sur la France

Situation générale :

Les modèles de prévision saisonnière privilégient à nouveau, comme le mois dernier, la poursuite d'un contexte plutôt anticyclonique sur l'Europe de l'ouest, pour les mois d'août à octobre (voir figure 1). S'il existe un relatif consensus entre les différents modèles examinés, il est nécessaire de rappeler que la fiabilité des prévisions saisonnières sur l'Europe est faible, notamment en été et début d'automne. La prudence reste donc de mise dans l'interprétation de ces prévisions, surtout en l'absence de facteurs bien identifiés susceptibles d'influencer  le climat à l'échelle planétaire. En particulier, aucun phénomène El Niño ou la Niña n'est prévu pour les 3 prochains mois.

Anomalies de géopotentiel à 500 hPa pour le trimestre août - septembre - octobre 2017

Figure 1 : Anomalies de géopotentiel à 500 hPa pour le trimestre août – septembre – octobre 2017 : on note une importante zone rouge sur l'Europe occidentale, qui correspond à des valeurs plus élevées que la normale, signe de la présence de conditions anticycloniques plus fréquentes qu'à l'accoutumée. Le flux perturbé atlantique serait alors relégué plus au nord, vers l'Islande et le nord des îles Britanniques.
Source : Expérience multi-modèle (incluant le modèle de Météo-France) menée en Corée du Sud sous l'égide de l'Organisation Météorologique Mondiale (LC-MME)
(Cliquer sur l'illustration pour l'agrandir)
 

Pour les températures :

Pour les 3 mois à venir, un scénario plus chaud que la normale semble très probable sur l'Europe occidentale et l'ouest du Maghreb. Sur les régions périphériques (nord-ouest des îles Britanniques, sud de la Scandinavie, Italie, Balkans), un scénario plus chaud que la normale se dégage également mais avec une probabilité moindre. Enfin, sur l'Ukraine, l'ouest de la Russie, la Finlande, l'Islande, et le Proche-Orient, aucun scénario ne se dégage.

prévisions saisonnières probabilistes de températures pour le trimestre août - septembre - octobre 2017

Figure 2 : Synthèse des prévisions probabilistes pour les températures.
(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)


Pour les précipitations :

La prédominance de conditions plus anticycloniques qu'à l'accoutumée nous conduit à opter pour un scénario plus sec que la normale pour le trimestre à venir sur l'Europe occidentale, le sud de la Scandinavie et les Pays baltes. Sur les pays méditerranéens (dont les régions méditerranéennes françaises) aucun scénario ne se dégage en revanche, comme sur l'Europe de l'est, l'Ukraine, et l'ouest de la Russie. Enfin, il est probable que les conditions soient plus humides que la normale de l'Islande à la moitié nord de la Norvège.

prévisions saisonnières probabilistes de précipitations pour le trimestre août - septembre - octobre 2017

Figure 3 : Synthèse des prévisions probabilistes pour les précipitations.
(Cliquer sur la carte pour l'agrandir)

 

Outre mer

Retrouvez les prévisions saisonnières Outre-Mer sur les sites suivants :

Antilles et Guyane : http://www.meteofrance.gp

La Réunion et Mayotte : http://www.meteofrance.re/climat/previsions-saisonnieres

Nouvelle-Calédonie : http://www.meteo.nc/nouvelle-caledonie/previsions/previsions-saisonnieres

Wallis et Futuna : http://www.meteo.nc/wallis-et-futuna/previsions/previsions-saisonnieres 

Polynésie : http://www.meteo.pf/climat/pdf/perspectives_3mois.pdf

Le prochain bulletin sera publié fin août 2017. Il proposera les prévisions pour le trimestre septembre – octobre – novembre 2017.

 

Télécharger ce bulletin au format pdf  (524,2 ko)

 

Qu'est-ce que la prévision saisonnière ?

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. Contrairement aux prévisions à échéance de quelques jours, l'information n'est pas détaillée ni chiffrée, mais présentée sous forme de prévisions qualitatives qui renseignent sur les grandes tendances (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale). Les climatologues analysent les résultats de modèles numériques comparables à ceux utilisés pour réaliser les prévisions à court terme, mais intégrant la modélisation des océans. Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage : faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. Les performances des prévisions saisonnières sont très variables. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et pour la température, meilleures en hiver qu'en été. La fiabilité de ces prévisions est bien meilleure outre-mer qu'en métropole, en particulier pour les précipitations.

Les prévisions utilisées par Météo-France dans cette analyse sont issues des résultats de l'ensemble multi-modèles EUROSIP composé des modèles de Météo-France (MF), du Centre Européen de Prévision Météorologique à Moyen Terme (ECMWF), du Met Office britannique (Met Office), du National Center for Environmental Prediction américain (NCEP), de la Japan Meteorological Agency (JMA), ainsi que de l'expérience multi-modèles menée en Corée du Sud sous l'égide de l'OMM (LC-MME).

En savoir plus : notre dossier « la prévision saisonnière ».

 

 

 

 
 
 

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