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Les prévisions saisonnières pour le trimestre février, mars et avril 2017


25/01/2017

Qu'est-ce que la prévision saisonnière ?

La prévision saisonnière a pour objectif de déterminer le climat moyen sur les trois mois à venir, à l'échelle d'une région comme l'Europe de l'Ouest. Contrairement aux prévisions à échéance de quelques jours, l'information n'est pas détaillée ni chiffrée, mais présentée sous forme de prévisions qualitatives qui renseignent sur les grandes tendances (plus chaud ou plus froid, plus sec ou plus humide que la normale). Les climatologues analysent les résultats de modèles numériques comparables à ceux utilisés pour réaliser les prévisions à court terme, mais intégrant la modélisation des océans. Dans certains cas, aucun scénario dominant ne se dégage : faute d'éléments probants susceptibles d'influencer le climat des prochains mois, il est impossible de privilégier une hypothèse. Les performances des prévisions saisonnières sont très variables. Elles sont meilleures pour la température que pour les précipitations, et pour la température, meilleures en hiver qu'en été. La fiabilité de ces prévisions est bien meilleure outre-mer qu'en métropole, en particulier pour les précipitations.

En savoir plus : notre dossier « la prévision saisonnière ».

Prévisions pour le trimestre février, mars et avril 2017 sur l'Europe et la France métropolitaine

Situation générale :

Les modèles de prévision saisonnière ne privilégient pas tous le même scénario. Mais malgré cela, il existe un large consensus en faveur de circulations atmosphériques de secteur ouest à sud-ouest sur la majeure partie de l'Europe. Ces dernières résultent du creusement de la dépression Islandaise et du renforcement simultané de l'anticyclone des Açores. Ce contexte est propice au passage de dépressions très creuses sur le nord de l'Europe.

Pour les températures :

Ce contexte de circulation atmosphérique sur le bassin Atlantique Nord devrait augmenter la probabilité d'avoir des températures plutôt supérieures à la normale sur une bonne partie de l'Europe. Cette probabilité est encore plus forte pour l'ouest du bassin méditerranéen et l'extrême nord du continent européen. En revanche, plus à l'est, sur les pays d'Europe centrale et l'ouest de la Russie, il n'y a pas de scénario privilégié.

Prévisions saisonnières probabilistes de températures pour février-mars-avril 2017

Figure 1 : Synthèse pour les températures des prévisions.


Pour les précipitations :

En lien avec la circulation atmosphérique prévue, un scénario plutôt humide est probable sur le nord de l'Europe (îles Britanniques, Scandinavie) et un scénario plutôt sec sur l'extrême sud-ouest de l'Europe (essentiellement Portugal et sud de l'Espagne).En lien avec la circulation atmosphérique prévue, un scénario plutôt humide est probable sur le nord de l'Europe (îles Britanniques, Scandinavie) et un scénario plutôt sec sur l'extrême sud-ouest de l'Europe (essentiellement Portugal et sud de l'Espagne).

Prévisions saisonnières probabilistes de précipitations pour février-mars-avril 2017

Figure 2 : Synthèse pour les précipitations.
 

Vers la fin du phénomène Niña

L'épisode « la Niña » de cet hiver devrait prendre fin assez rapidement au cours du prochain trimestre. L'anomalie moyenne de température de surface de la mer dans la région de l'océan Pacifique équatorial utilisée par les climatologues pour suivre l'évolution du phénomène (dite "zone Niño 3.4") devrait devenir faiblement positive d'ici la fin du trimestre. Sur la carte ci-dessous, on ne distingue plus d'anomalies négatives significatives de température de surface de la mer dans la zone d'intérêt pour le trimestre Février-Mars-Avril 2017.

 
Prévision des anomalies moyennes de température de surface de la mer pour février-mars-avril 2017

Figure 3 : Prévision des anomalies moyennes de température de surface de la mer par le multi-modèles EUROSIP (liste des contributeurs en fin de bulletin) pour le trimestre février-mars-avril 2017. L'ellipse bleue signale la zone dans laquelle le phénomène « la Niña » a eu lieu cet hiver. On y devine encore des températures de surface de la mer plutôt faibles en regard du contexte chaud dans l'océan Pacifique de part et d'autre de l'équateur. Mais cela ne correspond plus à un phénomène « la Niña ».
 

 

Outre mer

Océan Atlantique

Antilles et Guyane :
Aucun scénario ne se dégage ni pour les températures, ni pour les précipitations.

Saint-Pierre et Miquelon :
Des conditions plus chaudes que la normale sont probables. Les précipitations devraient être supérieures à la normale.

Océan Indien

L'activité cyclonique devrait être inférieure à la normale sur le sud-ouest de l'océan Indien (Réunion, Mayotte).

La Réunion et Mayotte :
Les températures et les précipitations devraient être supérieures à la normale.

Océan Pacifique

Nouvelle-Calédonie :
Des conditions plus chaudes que la normale sont probables. Par contre, aucun scénario ne se dégage pour les précipitations.

Wallis et Futuna :     
Des conditions plus chaudes et plus humides que la normale sont probables.

Polynésie
Pour les Marquises, au nord de l'archipel, la saison devrait être dans l'ensemble conforme à la normale côté températures mais plus sèche que la normale pour les précipitations. La partie centrale de la Polynésie (archipel des Tuamotu et de la Société) devrait en revanche connaître un trimestre plus chaud et plus humide que la normale. Dans les îles Australes, au sud, les prévisions indiquent que les températures devraient être supérieures à la normale mais aucun scénario ne se dégage pour les précipitations.


Le prochain bulletin sera publié fin février 2017.

Les prévisions utilisées par Météo-France dans cette analyse sont issues des résultats de l'ensemble multi-modèles EUROSIP composé des modèles de Météo-France (MF), du Centre européen de prévision météorologique à moyen terme (ECMWF), du Met Office britannique (Met Office), du National Centers for Environmental Prediction américain (NCEP) ainsi que de l'expérience multi-modèles menée en Corée du Sud sous l'égide de l'OMM (LC-LRFMME).

Télécharger le bulletin de prévisions saisonnières pour le trimestre février, mars et avril 2017 (768,6 ko)